Le futur Lance Roquette Multiple français entamera ses essais dès 2026 !

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Avec seulement 7 Lance roquette multiples en service, paradoxalement baptisés Lance roquette unitaires, ou LRU, l’artillerie à longue portée française est identifiée, depuis plusieurs années, comme une des plus importantes faiblesses capacitaires de l’Armée de terre.

Non seulement ces LRU sont-ils bien trop peu nombreux, mais ils reposent sur des technologies datées, avec une portée n’atteignant que 70 km pour la roquette M31, très loin des performances offertes par les LRM modernes comme le HIMARS américain, le PULS israélien, et surtout, le 9A52-4 Tornado-S, qui remplace le BM-30 Smerch dans les armées russes.

Pour palier cette faiblesse, la LPM 2024-2030 a prévu une enveloppe de 600 m€, dans le cadre du programme Frappe Longue Portée – Terrestre, ou FLP-T, pour acquérir 12 systèmes d’ici à 2030, afin de remplacer les LRU hors d’âge de l’Armée de terre, avec l’objectif de disposer de 26 systèmes, à horizon 2035.

Toutefois, jusqu’à présent, le flou régnait au sujet de l’origine de ce nouveau LRM, et plusieurs options ont été avancées, comme l’acquisition du HIMARS américain, et même du Pinaka indien, alors que New Delhi semble avoir fait de l’acquisition de ce système par les armées françaises, en enjeu des négociations en cours, concernant l’achat des Rafale M et des sous-marins Scorpène supplémentaires, par la Marine indienne.

Finalement, la DGA, l’agence de l’armement du ministère des Armées, a opté pour une stratégie volontaire et souveraine, en arbitrant en faveur du développement d’un système entièrement français. Mieux encore, celui-ci entamera sa campagne de tirs et d’essais, dès le milieu de l’année 2026, et sera donc bien prêt pour remplacer les LRU de l’Armée de terre, avant 2030 !

La DGA a opté pour le développement d’un lance roquette multiple d’une portée de 150 km par la BITD française

Conçu principalement pour des engagements de haute intensité, les LRU français ont été longtemps négligés, dans les arbitrages budgétaires du ministère des Armées. Et pour cause, sur les trente dernières années, alors que les armées françaises sont intervenues sur plus d’une dizaine de théâtres de conflit, de l’Ex-Yougoslavie à l’Irak, en passant par l’Afghanistan, la Libye, la Syrie ou l’Afrique sud-saharienne, le LRU n’a été employé qu’une fois, au Mali.

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