[Analyse] SCAF : Saab pose ses conditions à Airbus pour lancer un programme commun

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Depuis l’été 2025, le Système de combat aérien du futur, ou SCAF, a vu sa trajectoire se fragiliser sérieusement, au point que l’épitaphe d’un nouvel avion de combat commun semble déjà écrite à Berlin comme à Paris. Les déclarations récentes du dirigeant de Saab, reprises après un entretien accordé à un quotidien allemand, ont ajouté une clé d’entrée inattendue aux débats, en posant des conditions strictes à toute coopération avec l’industrie allemande. Cette prise de position intervient alors que l’Allemagne sonde des alternatives, y compris un rapprochement avec la Suède, et que plusieurs voix médiatiques ou politiques estiment désormais inévitable la fin du NGF tel qu’imaginé en 2017.

Dans ce contexte, la proposition du PDG de Saab de coopérer sans transférer massivement de technologies, tout en préservant la capacité complète d’avionneur du suédois, rejoint des tensions déjà connues entre partenaires européens. L’enjeu déborde le cadre industriel pour toucher le calendrier opérationnel et l’équilibre politique, puisque Berlin cherche une porte de sortie alors que le SCAF marque le pas, et que chaque option ouverte soulève des contraintes techniques et diplomatiques susceptibles d’élargir les vulnérabilités capacitaires sur la décennie à venir.

Le programme SCAF accumule les compromis depuis 2017, avec un verrou 2045

Dès 2017, le Système de combat aérien du futur a empilé les compromis, privilégiant des accords de méthode plutôt que de traiter les dissensions de fond sur le pilotage et la propriété intellectuelle. Progressivement, le cœur du programme, le Nouvel avion de combat, a cristallisé les rivalités nationales et industrielles, jusqu’à l’apparition d’une impasse née d’un empilement de compromis et d’un pilotage instable depuis 2017. La France a, de plus, sanctuarisé une entrée en service autour de 2045, réduisant d’autant la marge de renégociation sans allonger un calendrier déjà tendu pour ses forces aériennes.

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11 Commentaires

  1. Bonjour,
    J’ai bien lu vos articles Mr Wolf et il me semble que les allemands désirait un appareil lourd, avec un emport en munition et carburant important.
    Les suédois utilise un appareil léger capable d’opérer depuis des pistes sommaires.
    Ca fait beaucoup de compromis à trouver.

  2. A l’évidence on paye un très lourd tribut pour un SCAF qui est le fruit d’un tropisme de Macron pour une collaboration avec l’Allemagne.
    « L’histoire nous apprend … » pour peu que l’on veuille l’étudier, que nos chers voisins sont une redoutable nation industrielle impérialiste et commerçante qui a toujours considéré la France comme pas sérieuse sur ces sujets.
    L’entêtement irréaliste et scolaire de Macron à perpétrer cette collaboration nous conduit dans une impasse.

  3. « Un échec de SCAF affaiblirait encore d’avantage l’Europe sur le plan opérationnel comme industriel. »
    Cette obstination à vouloir intégrer la France dans ce puits sans fond avec un cloud ibm me plonge dans septicisme sans limite.
    l’Europe miliaire est au fond du trou. Trump veut voler le groenland. Quelle réponse européenne, une force navale franco, uk, danoise, batave et j’en.passe n’est même pas envisasengeable..ils achètent des f35 dont la clé de contact est au Texas.
    A ch…. Cet article est la résultante d’un phantasme onirique.
    Le salut militaire de l’Europe, c’est la France et le club rafale et la construction de sister sheep du pang avec des amis du sud.
    Bonne année quand même.

  4. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi on ne s’accorde pas avec les suédois. On peut leur fournir un moteur ( sur la base des travaux en cours avec les indiens par exemple) leur proposer tout ou partie d’un SNA ce qui devrait les faire avancer un peu et leur laisser leur autonomie. Pour ne pas mettre ses œufs dans le même panier on aurait besoin d’au moins deux avions au niveau européen .
    Quant au MGCS , s’il dépend à ce point du scaf c’est qu’il n’est pas intéressant seul.Alors autant l’arrêter tout de suite.

  5. La position stricte de SAAB n’est pas étonnante : la « coopération » (si ce n’est la soumission) de Kockums et TKMS dans le domaine des sous-marins a laissé des traces profondes dans la relation industrielle entre les 2 pays.
    Les Allemands se sont livrés à un pillage en règle et un démantèlement avant que le gouvernements suédois intervienne pour mettre fin au massacre. Mais de gros dégâts ont été faits.

  6. Est-ce que le porteur leger furtif de 7.5T demandé par l’EU pourrait combler le trou capacitif ? Basé simplement sur un m88 10,5T, mis si possible au format F414, et dont MTU pourrait optionnellement fournir une partie. Co-conçu par Dassault et Saab, pouvant etre fabriqué par les deux voire d’autres partenaires. Avec des interfaces physiques et logiques precisement documentees pour les differents composants. Donc de la place pour chaque acteur de la bitd eu.
    Pour combler le trou capacitif il faudrait aussi que l’asn4g loge en soute, et que ce soit embarquable (eventuellement avec un moteur plus puissant ulterieur).

  7. bon on s’en doutait déjà de la fin, elle avait été un peu spoilee, come disent lde djeunes. ce qui m’amuses c’est qu’en fait les suedois exigent les mêmes garanties que dassault. ils n’ont pas plus envie de se voir « piquer » leurs compétences qu’ils ont mis des années à acquerir. de plus comme ils n’ont pas de compétences sur les motorisation, les « casques à pointe » comme disait mr Auray vont se retrouver « gros jean comme devant. bon apres ils vont peut être devoir rabattre un peu leur caquet et puis leur menaces sur lle MGCS cela me fait rire, c’est mort depuis déjà longtemps. ils s’en servait comme levier pour essayer de faire passer la piilule, haha, un peu leger. quid de la coentreprise de safran et mtu sur les moteurs. par contre je me pose quand même la question si on conserve le cloud de combat commun et comme apparemment airbus ds voulait le faire avec les ricains (si j’avais bien compris) on ne mettra quand même pas nos données relative aux missions POKER dans ce cloud, que tout le mode pourrait aller consulter à loisir. cela m’interroge ? peut être avez vous plus d’explications à ce sujet qui me parait plus que sensible ? bon bon début d’année en fait, manquerait plus que les suedois nous commande les fdi, vu que on leur a commandé des avions awacs, ce serait un retour d’ascenseur apprécié et une juste récompense pour NV.

    • Je n’aurais pas pu mieux dire bravo , malgré la déception d’une coopération franco allemande qui aurait permis de mutualiser les coûts les allemands sont vraiment trop gourmands , pourquoi ne précise t on pas qu’au tout début du programme il me semble que nous avions une plus grande part encore dans le programme et doucement nous avons avalé des couleuvres et laissé partir des morceaux jusqu’à un point où ce n’était plus possible et encore bravo à M. Trappier d’être inflexible , il ne faut pas se leurrer une fois que les allemands auront les compétences nous n’aurons plus rien ( les suédois l’ont bien compris aussi ) , car ils n’ont pas
      Les compétences mais ils ont l’argent et le pays est très largement moins endetté que nous ( et mieux géré ).
      Aucune des solutions n’est idéale mais la ligne rouge c’est de ne pas se faire piller nos compétences.

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