A l’instar de nombreuses armées occidentales, la France mit fin à la conscription en 1997 (techniquement uniquement suspendue mais dans les faits bel et bien terminée), pour se tourner vers une armée entièrement professionnelle, sur un modèle inspiré de la Grande-Bretagne. Cette décision reposait tant sur la baisse de la menace faisant suite à la chute du bloc soviétique, qu’à une restructuration imposée par les nouvelles missions confiées aux armées françaises, en grande partie basées sur des opérations exterieures auxquelles les conscrits ne pouvaient pas participer. Quant à la protection de la Nation, elle fut de fait confiée à la seule dissuasion, jugée nécessaire et suffisante pour assurer la protection de l’espace nationale mais également des intérêts vitaux de la France, dans un contexte international apaisé. En outre, elle permit de libérer des ressources professionnelles dédiées jusque là à l’encadrement et la formation des conscrits pour rejoindre des unités purement professionnelles, conférant aux armées françaises une capacité d’action internationale sans équivalent depuis de nombreuses décennies.
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