La semaine qui s’achève, ce 1ᵉʳ mars, aura été d’une intensité sans égale ces quarante dernières années, concernant le rôle des européens dans l’équation stratégique mondiale, le rôle de la France, dans cette nouvelle équation stratégique européenne, ainsi que le rôle des armées et de la dissuasion française, pour y parvenir.
Ces sujets, souvent complexes, ont été abordés dans une série d’analyses publiées sur ce site cette semaine. Dans le même temps, il est apparu que l’opinion publique française, comme la classe politique du pays, étaient particulièrement divisées sur ce sujet.
Alors qu’une partie des français demeurent convaincus qu’il est nécessaire de répondre à la menace russe en Ukraine et contre l’Europe, par la fermeté, et que la France, mais aussi sa dissuasion, ont un rôle stratégique et moteur à jouer en Europe, pour y parvenir ; une autre partie, en revanche, s’oppose fermement à ces hypothèses, mettant en avant les risques d’extension du conflit, avec, en bout de scène, une possible apocalypse nucléaire.
La division de l’opinion française, pourtant rare sur des questions comme celle-ci, s’articule autour d’une question qu’il convient de traiter avec objectivité et méthode : l’extension de la dissuasion française, à d’autres pays européens, augmente-t-elle, pour la France, les risques d’escalade, et donc de guerre directe, et potentiellement nucléaire, avec la Russie ?
Sommaire
De Sarajevo à Munich, deux traumatismes historiques déchirent l’opinion publique française
Si l’hypothèse d’un conflit potentiel entre l’OTAN et la Russie, est de plus en plus ouvertement évoqué par les officiels occidentaux, y compris par les américains et les britanniques, les opinions publiques, comme la classe politique, en Europe et aux États-Unis, sont souvent divisées à ce sujet.
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Après avoir été envahi par notre voisin en 1870, 1914 et 1940, nous avons collectivement décidé de payer des milliards depuis des décennies pour nous doter d’une force de dissuasion crédible pour nous éviter que de telles mésaventures se reproduisent. Et il faudrait la mettre au service de Polonais qui commandent des armements américains, coréens et israéliens ?
Et quand bien même les Polonais (ou d’autres pays ) nous achèteraient massivement de l’armement, la dissuasion resterait une police d’assurance qui protège uniquement celui qui la détient et personne d’autre.
Tout dépend la considération que l’on porte à la Communauté Européenne qui a certes été bâtit par des banquiers comme une communauté économique et non une communauté sociale, je ne suis pas fédéraliste, mais elle est quand même porteuse de valeurs de liberté et d’autodétermination pour leur peuples si elle ne l’est pour leurs personnels politiques.
Dans ce cadre, il me parait sain que la France propose son parapluie nucléaire au sein de cette communauté. Maintenant, il faut aussi que l’ensemble de cette communauté se comporte de manière saine envers elle-même et tende à privilégier ses membres en matière d’équipement militaire déjà et à éviter les prises de position partisane comme semble le faire systématiquement les le parlement Allemand avec en tâche de fond des assignation de contrats renforçant sa propre industrie au détriment des autres nations Européennes.
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Il faut prendre en compte que la France a dépensé ,environ 5 milliard euros/an ces 20 dernières années rien que pour maintenir sa dissuasion , alors sans vouloir faire un parallele avec les allégations de Trump, il est un peu facile pour les pays de l UE, d attendre un protectorat qu il soit américain ou francais sans dépenser un sou.
c’est une erreur de frappe au niveau du pseudo doc 691c JC JAMOT
Excellente analyse à laquelle on peut rajouter les échanges commerciaux à hauteur de 870 milliards d Euro, que les USA pourraient difficilement remplacer en cas de conflit général en Europe donc d un ralentissement de l économie, on peut rajouter un rééquilibrage des dépenses militaires européennes vers des commandes intra-UE