Durant la guerre froide, la course aux armements entre les deux blocs otaniens et soviétiques était telle, que le tempo technologique était très soutenu. Ainsi, il n’y avait, le plus souvent, qu’une dizaine à une quinzaine d’années entre deux équipements pour la même fonction. Il était aussi fréquent que plusieurs équipements similaires mais reposant sur des bases technologiques très différentes, évoluent conjointement dans une même armée.
Ce phénomène était particulièrement sensible dans certains domaines, comme en matière d’avions de combat. Ainsi, lorsque le premier Mirage 2000C est entré en service au sein de l’Armée de l’Air française, en 1984, celle-ci mettait encore en œuvre des Mirage IIIE jusqu’en 1988, ainsi que des Mirage F-1C, tous trois dédiés à la supériorité aérienne.
À partir des années 80, toutefois, les armées occidentales ont privilégié l’évolutivité des équipements pour répondre aux évolutions des besoins et des technologies. Le Rafale, un appareil particulièrement évolutif, a connu, depuis son entrée en service en 2001, pas moins de six standards majeurs itératifs, chacun dotant l’appareil de nouvelles capacités.
Toutefois, alors que, sous la pression des tensions internationales et des risques croissants de conflits, le tempo technologique défense s’est à nouveau emballé ces dernières années, ce modèle reposant sur un unique équipement évolutif par génération, n’atteint-il pas ses limites aujourd’hui ?
Sommaire
Le développement à pas générationnel des équipements de défense s’impose en occident à partir des années 80.
La doctrine visant à parier sur l’évolutivité et la polyvalence des équipements de défense, plutôt que sur des développements successifs au sein d’une même génération, n’est pas dénuée d’intérêts.
Accédez à l’analyse complète
Cet article est réservé aux abonnés MetaDefense. L’abonnement vous donne accès à l’ensemble des analyses, dossiers et décryptages publiés sur le site.
Aucun engagement. À partir de 1,99 €.