Pourquoi les faiblesses des armées, surprennent-elles encore les français en 2025 ?

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Régulièrement, les médias français s’émeuvent, en découvrant certaines des faiblesses des armées, que ce soit à l’occasion de la publication d’une étude venue d’un think tank, ou d’une déclaration d’un officier supérieur ou général en retraite. « Comment ça, les armées françaises n’ont qu’une semaine de munitions d’artillerie ? », ou encore, « C’est affolant, l’armée française serait surpassée par l’Armée de l’Azerbaïdjan », a-t-on déjà pu lire et entendre, dans ce domaine, par le passé.

Aujourd’hui, c’est un rapport de l’IFRI qui met le feu aux poudres, en listant les faiblesses des forces aériennes françaises, sur la base de nombreux entretiens avec les premiers concernés, les officiers français. On peut cependant s’étonner du fait que le discours de ces officiers, ou de leurs chefs, lorsque interrogés par les médias, ou par la représentation nationale, soit beaucoup moins alarmant, que ce qui ressort de ce rapport. Cela n’a pourtant rien de surprenant.

En effet, depuis presque cinquante ans, maintenant, les officiers des armées françaises, et en particulier ceux qui les dirigent, sont fermement tenus en laisse par le pouvoir exécutif, et n’ont aucune liberté de parole, excepté les éléments de langage transmis par leurs services. Aujourd’hui, cette censure participe à créer un contexte de profond décrochage, entre la perception des français, alimentée par un discours, on ne peut plus édulcoré, et la réalité, beaucoup plus préoccupante.

Les faiblesses des armées françaises refont la une de la presse nationale, dans un rapport de l’IFRI

Un rapport du think tank français IFRI, l’institut Français des Relations Internationale, publié le 24 janvier, défraie depuis peu la chronique nationale. Intitulé « L’avenir de la defense aérienne. Maitriser le ciel en haute intensité« , celui-ci dresse en tableau objectif, et donc des plus préoccupants, au sujet de la puissance aérienne française, face aux évolutions des menaces, mais aussi face aux moyens dont disposent les alliés de la France.

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5 Commentaires

  1. J’étais l’année dernière en terminale générale, et dans les cours du tronc commun de géographie ou de la spécialité géopolitique, on apprend aux élèves que la France est une grande puissance militaire avec des capacités de projection, capable de protéger ses outre-mers… On nous présente le tonnage de la Marine Nationale sans le mettre en perspective, pour impressionner les élèves avec ce chiffre en millier de tonnes, qui leur semble beaucoup (et on ne peut pas leur en vouloir, tout le monde n’est pas intéressé à fond dans les questions de défense).
    Cet intoxiquage de la jeunesse n’aide pas la chose

  2. Le probleme de l’Europe reste la vision nationaliste de la grande majorité des nations, ramenant la puissance europeene a une somme de petites nations. La création d un Airbus de la construction navale serait un point important, si l ‘égalité nationale est respectée (par forcement l objectif de Fincantieri), même constat pour le matériel blindé. Il faut aussi constater que des sociétés comme BaE ou Leonardo ont un atlantisme exacerbé.

  3. Malheureusement nos dirigeants nous ont ramené dans la meme situation Que dans les années 30 avant la débâcle de 1940.

    Aucunes leçons de tires sur sur l autel des économies.
    Alors que nous avons une industrie de l armement qui nous rend autonome
    Contrairement à d’autres états européen.

  4. Ça, c’est libérateur! Aux députés qui vous lisent, imprégnez-vous, imprégnez-vous encore de cet article! Nous devrons, n’en déplaise au rédacteur de ce site, trancher entre les dépenses sociales et les dépenses militaires, pour que demain il y ait encore la possibilité pour la représentation nationale de choisir.
    Libérez vous! Il est déjà bien tard pour le faire. En 1936, nos députés dans leur grande folie avaient prévus d’achever le réarmement de la France pour 1943. Hélas, les calculs se sont révélés faux, c’est tombé en 1940. Soyez dignes de vous fonctions. L’Europe n’est pas entre nos mains. Elle décide selon la volonté de cercles étrangers. Les cercles de décisions qui sont les nôtres sont à l’assemblée et dans l’armée.

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