Les derniers jours ont été marqués par une intensification notable des annonces et décisions dans le domaine de la défense, en Europe comme dans son environnement stratégique élargi, en marge des premières conséquences relatives aux annonces du Sommet de l’OTAN de La Haye.
En Grande-Bretagne, la publication de la revue stratégique trouve déjà une première déclinaison concrète, avec l’annonce de l’acquisition de F-35A pour la dissuasion nucléaire partagée de l’OTAN. En Suède, le JAS 39 Gripen enchaîne les succès sur la scène export, avec un troisième client en Amérique latine, le Pérou. Aux États-Unis, l’US Air Force surprend en annulant brutalement le programme E-7A Wedgetail, deux ans à peine après en avoir fait une priorité absolue pour le Pacifique.
En Allemagne, la Bundeswehr structure la montée en puissance de ses blindés, en rééquilibrant et étendant son parc de véhicules de combat d’infanterie avec les gammes Puma et Boxer, dans une logique de standardisation.
En Belgique, enfin, les effets de l’accélération budgétaire sont déjà visibles : la Composante marine recevra une troisième frégate ASM et son premier grand bâtiment logistique. Mais c’est surtout du côté de la Composante terre que le bouleversement est le plus spectaculaire, avec un plan de montée en puissance qui pourrait tripler le programme CaMo, et faire naître une seconde brigade mécanisée.
Sommaire
La Grande-Bretagne confirme l’acquisition de F-35A pour reformer une composante aéroportée de dissuasion dans le cadre de l’OTAN
Le 17 juin, moins d’un mois après la publication de la Revue stratégique britannique de défense, Londres a confirmé l’acquisition d’une douzaine de F‑35A, la version basée à terre du chasseur furtif américain. L’objectif affiché : recréer une capacité de frappe nucléaire aéroportée au sein de la Royal Air Force, en rejoignant la mission nucléaire partagée de l’OTAN, aujourd’hui assurée par l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas.
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Le Grippen vu son prix permet de donner de la masse à la composante aerienne d une armée d un petit pays, ce qui n’est pas le cas de certains pays européen qui achetent quelques unités de F35 alors qu ils pourraient acquérir plusieurs dizaines de Grippen.
Le Gripen E n’est pas si bon marché que cela : 75 m$ en fly away condition contre 90 pour le Rafale, 94 pour le F35A et 105 pour le typhoon. Quant au prix à l’hdv, il dépend beaucoup du permutre considéré. Par exemple les 38,000 $ du F35A prennent en compte absolument tous les coûts directs et induits de l’USAF. D’ailleurs le F-16C/D sort à 24,000$.
Le gripen est moins cher, mais il est aussi nettement moins performant : un Rafale emporté 80% d’armement en plus 50% plus loin.
Après, tout dépend du rôle : pour de la DA nationale, avec suffisamment de bases réparties, et peu de risques de conflit HI, le Gripen va très bien. Et économiser 1 Ms$ sur 24 appareils, ça compte pour un pays comme le Perou dont le PIB n’est que de 270 Md$.