Le rapport britannique souligne une accélération des efforts de Moscou pour disposer d’un Kill-switch Runet afin de contrôler l’internet russe de manière totalement souveraine. L’orientation prise vise à pouvoir déconnecter des abonnés et isoler le pays du réseau mondial, avec un effet de ciseau entre censure politique et continuité des fonctions critiques. Le dilemme est évident, puisque la centralisation promise par le contrôle souverain de l’Internet russe renforce la main de l’État mais crée des points de rupture uniques sur lesquels butent finance, santé, transport, logistique et commandement. Les arbitrages à venir pèseront sur la résilience des services, tout en offrant aux alliés des angles d’observation et de protection des infrastructures clés exposées.
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FSB et Roskomnadzor au cœur de l’institutionnalisation de l’Internet souverain russe
Selon Defense Express, de nouveaux amendements à la législation des communications donneraient au Service fédéral de sécurité (FSB pour Federalnaya Sluzhba Bezopasnosti) la capacité de couper des abonnés télécoms individuellement, sans décision de justice, pour des motifs de « sécurité de l’État ». Ce projet s’inscrit dans le prolongement direct de la loi de 2019 sur l’Internet souverain, déjà conçue pour permettre l’isolation du Runet et le pilotage interne des flux. La logique affichée consiste à étendre un kill-switch Runet national, activable à bas bruit.
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