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Le financement de l’Europe de la Défense n’est pas défini, en dépit des annonces

Selon le site d’information euobserver spécialisé sur les questions européennes, la commission européenne rencontrerait des difficultés pour former les groupes d’experts spécialisés Défensepour travaillant sur les initiatives européennes de Défense. En outre, il semble que les modalités même de financement n’aient pas été correctement définies, présageant de difficultés d’exécution des promesses enthousiastes faites il y a quelques mois.

Selon plusieurs spécialistes de la question, les budgets annoncés pour soutenir l’Europe de la Défense ont effectivement une source très opaque, certains n’hésitant pas à dire que ces budgets sont virtuels, et décomptez plusieurs fois dans différentes lignes de crédits.

Le financement des initiatives européennes de Défense revêt un caractère crucial, non seulement pour l’émergence d’une Europe de la Défense, mais pour accompagner la transition vers « une Europe qui protège », l’axe choisi par le président Macron. Comme souvent, dans les instances dirigeantes de l’union, les initiatives sont vidées de leur sens sur l’hôtel de la décision unanime. C’est le cas de l’Europe de la Défense, qui aujourd’hui se concentre  sur un accompagnement de projets multinationaux. Or, plusieurs expériences, ainsi qu’une étude de la Cours de Comptes, ont montré que la multiplicité des acteurs dans les projets de Défense est un facteur aggravant pour le respect des délais et des couts. En outre, cette approche, non seulement ne participe pas à la consolidation indispensable de l’industrie de Défense en Europe, mais incite à la multiplicité de ces acteurs, ce qui va à l’encontre même des objectifs prioritaires de l’Europe de la Défense.

Enfin, en fonctionnant par projet, et non de manière élargie sur un ensemble de programmes liés, le PESCO encourage la compétition et le lobbying entre entreprises européennes, et à ne considérer le PESCO non pas comme une initiative politique, mais comme une source de financement possible. Ainsi, lorsque les instances PESCO ont annoncé sélectionner le projet de drone naval de l’italien Leonardo, le projet Airbus-naval Group à tout simplement annoncé qu’il développerait sont propre projet, de son coté. 

Enfin, alors que l’Union Européenne a fait son succès dans l’assistance au développement des pays entrants, comme ce fut le cas de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, de l’Irlande puis des pays de l’est, pour le volet économique, et en régulant l’activité de manière équitable pour le maintien des cours, comme ce fut le cas de la PAC, le PESCO ne participe pas à l’équipement des armées des pays en demande.

De fait, les initiatives européennes de Défense apparaissent, pour beaucoup, comme une action à faible efficacité, et même, pour certain, une simple action de communication. Or, il serait possible de transformer cette initiative pour non seulement soutenir l’innovation et l’industrie de Défense, mais sa concertation raisonnée et équitable, et de participer activement à l’équipement des pays à faible PIB, qui aujourd’hui, se tournent pour la plupart vers les Etats-Unis pour trouver des solutions à base d’équipements d’occasion, affaiblissant encore d’avantage le rôle perçu de l’Europe de la Défense. L’initiative Socle Européen de Défense, qui sera présentée le 12 Juin à 16 :00 lors du Salon EuroSatory, propose une approche innovante et performante pour atteindre ces objectifs dans un modèle économique à très faible impact budgétaire.

Les Etats-Unis peuvent ils perdre la supériorité aérienne ?

Dans cet article publié par DéfenseNews, le Colonel en retraite de l’US Air Force Keith Zuegel, pilote de chasse ayant participé à l’opération Desert Storm, dresse un bilan alarmant de l’Etat de l’US Air Force aujourd’hui. Selon lui, avec seulement 55 escadrons de chasse en activité, l’US Air Force n’a plus la taille critique pour s’assurer d’obtenir la supériorité aérienne quelque soit le théâtre d’opération.

Selon lui, le F-35 doit impérativement être livré en plus grand nombre à l’US Air Force, seul appareil en production aujourd’hui, selon lui, capable de survivre à un environnement de guerre moderne. Alors que le F16 était produit à plus de 180 unités par an, il déplore que le rythme de livraison du F35 stagne entre 50 et 6à appareils par an.

L’argument avancé par l’auteur pour justifier l’augmentation des commandes et des livraisons de F-35 à l’US Air Force est particulièrement intéressant. Selon lui, le F-35 est le seul appareil moderne de 5eme génération en production en occident, plus particulièrement aux Etats-Unis. Face à l’aggravation des menaces, la seule solution semble bien d’augmenter effectivement la production des F-35. C’est donc, en quelques sortes, un choix « par défaut ». 

L’auteur fait ainsi reposer les performances du F-35 sur sa furtivité, seule technologie capable d’assurer la survivabilité d’un appareil dans un contexte moderne, selon lui. Cet argument est éminemment contestable, du fait d’une part des limites importantes de la furtivité du F-35, limitée au secteur frontal, en configuration lisse, et donc avec un rayon d’action très limité, et des capacités d’emport d’armement également limités.

D’autre part, la Russie, comme la Chine, ont commencé à déployer des radars en bande UHF et VHF à leurs dispositifs de défense anti-aérienne, comme le S-400. Or, les technologies employées pour accroitre la furtivité du F-35, comme pour le F-22, le Su-57 et le J-20, sont peu efficaces face aux radars basse fréquence. Il faut noter également que si le F-35 a une signature radar réduite, ce n’est pas le cas de sa signature thermique. Or, le F-35 ne dispose pas d’un système optique IR très performant, contrairement à celui du Su-35 par exemple, ou de l’OSF du Rafale, permettant d’identifier une cible à 50 km sans émettre la moindre onde radar.

En d’autres termes, l’extraordinaire survabilité du F-35 présentée comme l’Alpha et l’Omega de la guerre aérienne par le Colonel Zuegel, est loin d’être aussi avérée qu’il ne le déclare.

En second lieu, il est également surprenant que toute la démonstration n’intègre, à aucun moment, une quelconque référence aux problèmes de couts d’achat et de maintenances du F-35. Car, si Lockheed aime à annoncer que le F-35 A est aujourd’hui proposé à 90 millions de $, le fait que ce prix n’intègre pas le prix du moteur, une bagatelle de 15 millions de $, et d’équipements indispensables, mais non fournis par Lockheed, est en général passé sous silence. Dans les faits, les F-35A proposés à la Belgique le sont à 150 millions de $ l’unité. Il n’est pas fait référence non plus aux 60.000 $ par heure de vol que coute la maintenance du F35A, ni à la disponibilité inferieure à 50% de la flotte, un chiffre problématique dans la mesure où les appareils ne connaissent qu’une activité restreinte.

On le comprend, cet article nous permet d’entrevoir la stratégie finale de Lockheed au sujet du F-35, à savoir être l’unique alternative aux besoins de chasseurs de l’US Air Force, et, par voie de conséquence, aux forces aériennes occidentales. Les pays qui ont choisi, ou choisiront, le F35, ne renoncent pas seulement à leur indépendance technologique et de Défense vis-à-vis des Etats-Unis, mais vis-à-vis de Lockheed. Une situation contre laquelle le président Eisenhower n’avait cessé de se battre, et de mettre en garde le congrès et les alliés des Etats-Unis.

L’industrie indienne présente son premier canon autotracté de 155mm « Made in India »

Deux sociétés indiennes, OFB et BEML, ont officiellement présenté leur nouveau canon de 155 mm autotracté, dénommé VIZ155mm/52. Monté sur un camion 8-8 propulsé par un moteur de 400 cv et qui dispose d’une autonomie annoncée de 1000 km, le canon à une portée de maximum de 42 km, et est capable de tirer des munitions de précision à guidage GPS, dont il emporte 18 exemplaires.

Ce canon, qui n’est pas sans rappeler le CAESAR de Nexter, a été conçu et construit intégralement en Inde, sans aide extérieure. En cela, il représente un premier succès de la politique « make in India » du président Modi. 

Il est très probable que le VIZ155mm/32 participe à la compétition pour la fourniture de 800 canons autotractés lancée par le ministère indien de la Défense, compétition à laquelle participe le CAESAR. S’il est clair que le VIZ ne dispose pas des performances ni de la maturité du canon français, son ADN 100% Indien sera, à n’en point douter, un argument qui jouera largement en sa faveur …

L’US Air Force investit 1 Milliard de $ pour développer un missile de croisière hypersonique

L’US Air Force a attribué à Lockheed-Martin (ô surprise..) un contrat pour la conception d’un missile de croisière hypersonique pour un montant de 936 millions de $. Un second projet, piloté par la DARPA, est en charge de concevoir un planeur hypersonique, avec un démonstrateur pour 2022/2023.

Cette annonce intervient après que la Russie ait annoncé l’entrée en service du missile balistique aéroporté Kinjal, d’une portée de 2000 km, capable d’emporter une charge conventionnelle ou nucléaire, et atteignant, selon Moscou, la vitesse de Mach10. De même, Russie et Chine semblent avoir toutes deux procédé à des essais concluants concernant un planeur hypersonique. Vladimir Poutine, dans son allocution télévisée du 2 mars, avait laissé entendre que le planeur hypersonique russe Avangard allait équiper les missiles S-28 SARMAT avant la fin d’année.

A noter que la France travaille également sur une arme hypersonique, le missile ASN4G qui remplacera l’ASMP-A actuellement en service dans les deux escadrons de la composante air de la dissuasion, ainsi que sur les appareils de l’aéronautique navale. Les percées technologiques qui seront faites sur ce programme serviront très probablement à la conception d’un missile de croisière hypersonique français, ou éventuellement Européen. A moins que les travaux en cours sur la conception du missile franco-britannique FMAN/FMC (Futur Missile Anti Navire / Futur Missile de Croisière) concluent sur la réalisation d’un missile hypersonique, pour ce missile qui prendra la relève des Exocets, Harpoon et SCLAP/Storm Shadow, dans les armées françaises et britanniques.

Exercice navale sous forme de menace dans le détroit de Taïwan

Le statuquo qui semblait se maintenir depuis 30 ans au sujet de l’ile de Taïwan est il en train de vivre ses derniers moments ? En effet, dans la droite ligne des déclarations du président Xi Jinping lors du 19eme congrès du parti communiste, et en réponse aux déclarations US sur le soutien américain au projet de sous-marins taiwanais, la Marine chinoise a tenu un exercice à tir réel dans le détroit de Taïwan, à proximité des côtes de l’ile indépendante.

Cet exercice se déroule quelques jours après la parade navale ayant réuni pas moins de 48 navires de la marine chinoise, pour 400.000 tonnes de jauge, soit, peu ou proue, l’équivalent de la flotte française, dans son intégralité. Il faut rappeler qu’il n’y a que 15 ans, la flotte chinoise n’entrait pas dans le top 5 des Marines militaires mondiales.

Avec la livraison du second porte-avions chinois prévue avant la fin d’année, son groupe aéronaval ayant déjà été constitué, et celle d’au moins 3 nouveaux destroyers lourds Type055 en 2019, la Marine Chinoise disposera, à l’entame de la prochaine décennie, d’une puissance navale suffisante pour mener un assaut sur l’ile considérée comme rebelle par Pékin, tout en opposant un adversaire majeur aux velléités d’interventions américaines, pour ce que les autorités chinoises estiment être un problème de politique interne.

Le programme de drones aéroportés récupérables GREMLINS prend de l’ampleur

La DARPA a signifié à la société Dynetics un contrat de 38 millions de $ pour 21 mois de projet, visant à développer le principe de drones aériens largables et récupérables à partir d’un aéronef, identifié comme le programme GREMLINS. L’objectif de Dynetics est de pouvoir récupérer au moins 4 drones par tranche de 30 minutes, à partir d’un équipement de capture tracté monté sur un C-130.

Le largage et la récupération de drones aériens par un aéronef représentent un enjeu majeur pour plusieurs composantes de la guerre moderne. Par exemple, dans le domaine de la lutte anti-sous-marine, des drones aériens pourraient ainsi être largués d’un avion de patrouille Maritime, comme le P8 ou le futur avion de Patmar franco-allemand, pour évoluer à très basse altitude en mettant en œuvre des détecteurs d’anomalies magnétiques, l’avion mère restant à haute altitude, hors de portée des missiles courtes portées à guidage infrarouge pouvant être lancés à partir d’un sous-marin en plongée, et économisant beaucoup de carburant par rapport à un appareil évoluant à basse altitude. 

La nouvelle version du chasseur mono-réacteur chinois J-10 est déclarée opérationnelle

L’Etat-major des l’armée de l’Air chinoise a annoncé que la nouvelle version du chasseur léger J-10, le J-10C, avait été déclarée entièrement opérationnel. Le J-10C, équipant aujourd’hui au moins 3 régiments de l’APL, est une version à l’avionique renforcée du J-10, intégrant notamment un radar AESA, de nouvelles liaisons de données, et une capacité d’emport d’armement plus étendue.

La production de J-10 est aujourd’hui d’une quarantaine d’unité par an, la plupart étant destinée à être portée au standard C. Cette production devrait croitre jusqu’à 45/50 unités par an. Un nouveau standard, le J-10D, est actuellement en cours de conception, et des tests ont été effectués avec le moteur WZ10 à flux orientable, de conception locale.

Les armées chinoises reçoivent chaque année en moyenne 80 nouveaux avions de chasse, pour 120 aéronefs à voilures fixes. Si, jusqu’en 2005, la production chinoise se limitait à des appareils d’ancienne génération, principalement dérivés de modèles soviétiques, elle produit désormais des chasseurs dont les performances sont reconnues, comme le J10 inspiré du F16, le J15, version chinoise du Su-33 embarqué, le J-16, version modernisée et polyvalente de la famille Su-27, et, évidemment, le chasseur furtif J-20, la Chine étant le seul pays, avec les Etats-Unis, à avoir développer et mis en service un appareil dit de « 5eme génération » à ce jour. Pour autant, la Chine n’a pas hésité à commander 24 Su-35 russes en 2015, les derniers appareils devant être livrés en 2018.

Sur cette base industrielle, on peut déduire que les forces aériennes chinoises visent un format de 2500 à 3000 chasseurs, soit la deuxième force aérienne mondiale, sensiblement équivalente, en nombre, aux forces aériennes Américaines, et en conséquence, très supérieure à toutes les forces aériennes en zone pacifique, Russie et Inde inclus.

Il est intéressant de noter que la convergence vers un format équivalent à ceux des forces US ne se limite pas aux forces aériennes, car il en va de-même pour les forces navales (350 unités navales majeures, 4 millions de tonne à terme), et les forces terrestres. La convergence est également qualitative, avec le développement d’armement de grande technicité, et aux finitions de plus en plus soignées, sans pour autant égaler, pour le moment, les productions occidentales.

En développant sa force militaire et son offre technologique, la Chine devient également de plus en plus attrayante comme allié, et l’on voit que plusieurs pays ont d’ores-et-déjà rejoint une alliance de fait avec la Chine, comme le Pakistan, ou le Bangladesh.

De fait, la notion de « bloc » semble effectivement redevenir d’actualité, non pas sur des conceptions idéologiques marquées, mais sur une logique de zone d’influence stricte, sur fond de rejet plus ou moins affirmé des « valeurs démocratiques et libérales » prônées par l’occident.

Pour le STRATCOM, la Russie et la Chine ont des armes hypersoniques

Selon le commandement américain de la stratégie militaire, le STRATCOM, les services US disposent de preuves attestant de tests d’armes hypersoniques en Russie et Chine. Selon le général Hyten, commandant le STRATCOM, d’ici 5 à 10 ans, les systèmes de défense anti-missile américains ne seront plus adaptés pour faire face aux possibilités de frappede ces pays.

Cette déclaration est semblable à celle faite par Vladimir Putin, selon laquelle les systèmes hypersoniques russes, comme le missile Kinjal, qui atteint mach 10, ne peut être intercepté par les systèmes anti-missiles modernes, ni sont en cours de développement. Le budget alloué à la DARPA pour les recherches sur les armes hypersoniques passera de 85 millions de $ en 2017 à 236 millions de $ en 2019.

L’arrivée des armes hypersoniques sur les champs de bataille modernes entrainera de profonds changements, notamment en ce qui concerne la décision humaine. En effet, le principal challenge induit par les armes hypersoniques est la réduction très sensible des temps de réaction, en particulier pour la prise de décision et la transmission des ordres. Les moyens de communication modernes et de partage de l’information ont permis de créer une certaine forme de confort, de prévisibilité du champ de bataille, et la chaine de commandement s’est adaptée à ce tempo particulier. Or, avec l’arrivée des armes hypersoniques, le temps disponible sera à ce point réduit qu’il sera nécessaire de totalement transformer toute la chaine de commandement, de sorte à réduire les délais actuels. 

Le temps de réaction pourra se révéler si court que l’intervention humaine sera inappropriée, voire impossible, et une part importante de la décision devra donc être déléguée à des formes d’Intelligence Artificielle, seule apte à pouvoir recevoir les informations, les traiter, décider et communiquer dans les délais impartis.

On comprend dès lors l’intime relation qui existe entre la maitrise de l’Intelligence Artificielle, et la capacité à rester un acteur militaire de premier plan dans les années à venir. L’arrivée simultanée de plusieurs technologies de rupture, incluant les armes hypersoniques, la robotique, les armes à énergies dirigées, et la bionique, entrainera à horizon 10 ans des bouleversements militaires et géopolitiques qui pourraient avoir les mêmes retentissements que l’utilisation de la poudre noire dans une arme, ou du premier moteur à explosion, et toutes ces technologies reposent, directement ou indirectement, sur l’IA.

Or, là ou les évolutions technologiques mettaient plusieurs décennies, voir plusieurs siècles, à redessiner la carte géopolitique, celles qui s’annoncent pourraient bien avoir un point d’effet beaucoup plus court. Si la France, et l’Europe, veulent encore pouvoir compter dans la direction du monde en 2040, elles doivent investir massivement dans ces technologies dès maintenant, car dans 5 ans, il sera trop tard.

L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis pourraient intervenir en Syrie

Le ministre des affaires étrangères Saoudien, Adel Al-Jubier, a déclaré lors d’une conférence de presse aux nations unies, que le Royaume Saoudien, et les Emirats Arabes Unis, envisageaient le déploiement de troupes de l’Alliance Militaire Islamique en Syrie. Cette intervention fait écho aux déclarations du prince Mohammed Ben Salman, l’homme fort du royaume et prince héritier, lors de sa tournée en Europe il y a 10 jours.

L’objectif de ce déploiement serait d’empêcher l’Iran de concrétiser sa mainmise sur la Syrie, alors que les gardiens de la révolution ont constitué un des plus importants contingents ayant permis à Bachar al Assad de reprendre la main en Syrie.

 Entre l’intervention Turque contre les Kurdes dans le Nord de la Syrie, les frappes Israéliennes contre les positions du Hezbollah et des iraniens dans le Sud, les poches de résistance de Daesh et celles de l’ASL, et les interventions russes et occidentales, la guerre en Syrie est loin d’être proche de la fin, et pourrait même s’intensifier, une fois Daesh éliminé.

Il est intéressant de noter qu’après le Yemen, le royaume Saoudien et les EAU agissent de nouveaux de concert dans le pilotage de l’alliance Militaire Islamique, regroupant plus de 20 pays d’obédience sunnite, qui pourrait fort bien évoluer vers une alliance politique, économique et militaire, sur le modèle de l’Union Européenne, pour devenir un acteur géopolitique mondiale.

RheinMetall propose son Lynx à la République Tchèque

Le fabriquant allemand RheinMetall a officiellement proposé son véhicule de combat d’infanterie chenillé Lynx à la République Tchèque dans le cadre de son appel d’offre portant sur 200 VCI. L’offre allemande s’accompagne d’une proposition de partenariat industriel avancé, intégrant non seulement une contrepartie de la fabrication locale des blindés, mais un partenariat à long terme sur la fabrication et l’exportation de ce blindé.

Cette offre, visiblement ambitieuse, risque fort de faire, encore un peu plus, grincer des dents les industriels Belges, comme CMI, au sujet du programme SCORPION, la France n’ayant, apparemment, pas pensé à mettre en place un partenariat de ce type avec les principaux industriels de défense Belges, ce qui entraina une bronca à écho politiques il y a 1 mois. Si la France veut soutenir son offre de Rafale en Belgique, peut-être devrait-elle commencé par montrer sa bonne volonté sur le contrat de partenariat SCORPION … Il est évident que cela ferait évoluer beaucoup de positions en Belgique, dans la classe politique, économique et industrielle, jusqu’alors assez peu favorable à l’offre française.