La crise qui se déroule aujourd’hui dans le détroit d’Ormuz agit, outre-manche, comme un électrochoc de l’opinion publique, qui prend soudainement conscience des moyens diminués dont dispose désormais la Royal Navy. En effet, la plus glorieuse des marines de l’histoire, qui pendant 3 siècles assura une position dominante au Royaume-Uni et sa place privilégiée au concert des grandes nations, se retrouve dans l’incapacité de déployer plus d’un destroyer et une frégate pour protéger les navires de commerce de possibles arraisonnements par les vedettes rapides des gardiens de la révolution iraniens dans les eaux du détroit d’Ormuz et du golfe Persique. Et pour cause, entre 1990 et nos jours, la Royal Navy a vu son format passer de 150 à moins de 90 bâtiments, avec la suppression de presque 30 frégates, navires qui constituaient, il y a peu encore, la colonne vertébrale son efficacité.
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