Il y a quelques jours, les autorités ukrainiennes ont annoncé qu’elles avaient recensé pas moins de 58.000 crimes de guerre perpétrés par les forces russes sur son territoire depuis le début de l’intervention militaire le 24 février. De fait, peu de temps après le début des hostilités, des rapports faisant état de pillages, de viols, de tortures et d’exécutions sommaires, y compris de prisonniers de guerre et de civils, commencèrent à affluer, et de nombreux cas attestés par des partis indépendantes attestent effectivement de ces exactions. Pour le procureur en chef de la Court Pénale Internationale de La Haye, Karim Khan, c’est aujourd’hui toute l’Ukraine qui serait une scène de crime, tant les exactions ont été nombreuses. Si les instances nationales ukrainiennes et internationales sont aujourd’hui activement engagées sur le relèvement et la préservation des preuves, et sur l’identification des criminels, force est de constater que la compréhension des mécanismes ayant donné naissance à de telles horreurs réprimées par la justice internationale, est pour le moins sommaire, et se limite le plus souvent à la mise en cause de la chaine de commandement, et des effets psychologiques que la guerre peut provoquer.
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