Ces trente dernières années, le prix des équipements militaires a connu une progression sans précédent, vis-à-vis de l’inflation, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’à présent, cette progression du cout des armements, était justifiée par les progrès technologiques, permettant de se doter de systèmes beaucoup plus performants et polyvalents.
Mais ça, c’était avant. En effet, depuis quelques années, un phénomène a pris naissance, notamment aux États-Unis, pour concevoir des armements à bas prix. C’est ainsi que l’US Air Force vient de publier une demande d’informations, pour acquérir de nouveaux missiles air-air low cost, deux fois plus petits, et quatre fois moins chers que les missiles qu’ils remplaceront, acceptant, ce faisant, de sacrifier un peu de performances, notamment en termes de portée, pour se doter de plus de missiles, à bord de ses chasseurs, et surtout pour armer ses drones de combat du programme CCA.
Or, l’initiative de l’US Air Force est loin d’être isolée ou atypique, outre-Atlantique. En effet, l’ensemble des armées américaines, ainsi que des industriels, y compris les plus importants, s’est lancé dans une course pour developper, au plus vite, une toute nouvelle génération d’armements à bas prix, et à hautes performances, dans une inversion de paradigmes radicale dictée par les récents constats en Ukraine comme au Moyen-Orient.
Sommaire
L’US Air Force veut deux modèles de missiles air-air Low Cost pour ses chasseurs et ses drones CCA
Les avions de combat des forces aériennes américaines sont, aujourd’hui, équipés de deux modèles de missiles air-air. L’AIM-9X Sidewinder, d’une part, est un missile à courte portée et guidage infrarouge de 3 mètres de long et 85 kg, capable d’atteindre une portée théorique de 35 km, utilisé essentiellement pour le combat aérien rapproché.
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on peut déduire, à mon avis, que la demande de ce type de missile (même plus petit pour s’intégrer aux soutes des drones) est surtout basée sur la base du prix, moins cher. en effet on se rend compte que lles armées américaines commence , sérieusement, à réfléchir aux couts d’une guerre de haute intensité, avec les rétex d’ukraine et aussi en mer ouge pour les bateaux. devant un adversaire, comme la chine, pourraient ils supporter le cout d’une guerre d’attrition au vu des prix auquels ils achètent leur matériel. je suis circonspect car tout est démesuré chez eux et ils commencent peut être à prendre conscience de l’impasse dans laquelle ils se sont mis depuis pas mal d’années, surs de leur supériorité supposée …
bonjour fabrice , je ne sais pas si une coquille s’est glissée dans le texte ? en effet vous écrivez : En outre, la production de Sidewinder pourrait plafonner, selon RTX, à 200 exemplaires par mois, un rythme jugé insuffisant, et ensuite :
En outre, les candidats doivent s’engager à produire 1000 unités dans les 24 mois suivant l’attribution du contrat . si 200 exemplaire s/mois ne suffisent pas, 1000 en 24 mois ne me semble pas non plus tres satisfaisant ? quel est le chiffre inexact ?
RTX produit le sidewinder depuis des décennies (depuis la fin des années 50), et il prévient qu’il plafonnera à 200 ex/mois (contre environ 120 aujourd’hui de mémoire). Là, l’US Air Force demande à un projet naissant, de produire 1000 unités dans les deux ans de l’attribution du contrat, ce qui est dejà très très élevé. Ce sont deux contextes radicalement différents.
oui surement , mais 1000 unités sur 2 ans pour un missile censé saturer les défenses adverses, il ne va pas saturer grand chose longtemps non.