Qu’il s’agisse des autorités industrielles, militaires et même politiques, il n’y a plus guère aujourd’hui de voix en France comme en Allemagne pour espérer que le programme de Système de Combat Aérien du Futur, ou SCAF, aille à son terme. Même le ministère français des armées, porte-voix des ambitions de coopération européenne et franco-allemande de l’Elysée depuis plus de 5 ans maintenant, se montre si pas résigné, mais pour le moins discret voir dubitatif sur le sujet. Cet échec en devenir, qui semble désormais presque inéluctable, est souvent présenté comme la conséquence d’une opposition industrielle entre Dassault Aviation et Airbus Défense&Space au sujet du Next Generation Fighter, le premier et le plus important pilier du programme SCAF, dont le pilotage était attribué à l’avionneur français dés le début du programme, mais dont les modalités de coopération sont remises en cause par Airbus D&S. Pourtant, à bien y regarder, cet échec probable trouve ses racines dans des décisions successives venues de Berlin, et ce des 2017, alors même que le SCAF prenait à peine corps dans le discours d’Angela Merkel et Emmanuel Macron.
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