Pendant un temps, on eut pu penser que le président turc, R.T Erdogan, tentait de se racheter une virginité vis-à-vis de ses partenaires de l’OTAN et des Etats-Unis, après que la Russie ait attaquer l’Ukraine. Initialement ferme avec Moscou, Ankara avait notamment soutenu la défense ukrainienne en livrant des drones TB2 Bayraktar, devenus rapidement l’un des symboles de la résistance du pays, et en fermant les détroits menant à la mer noire afin d’empêcher la Marine russe d’y transférer des navires. Dans le même temps, la Turquie faisait pression sur Washington et la Maison Blanche afin que celle-ci autorise l’acquisition de nouveaux chasseurs F-16 et des kits de modernisation pour ses propres appareils, ainsi que pour pouvoir à nouveau acquérir des turbines d’hélicoptères pour sa propre industrie. Par la suite, alors que la Finlande et la Suède posaient leurs candidatures pour rejoindre l’OTAN, le président turc opposa son veto, officiellement pour amener Stockholm et Helsinki à durcir leurs positions contre les militants kurdes réfugiés dans ces pays, mais également pour amener Washington à céder sur la question de l’armement.
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