Quelques jours à peine après le début de l’offensive russe contre l’Ukraine, et un post Linkedin bien senti du chef d’Etat-major de la Bundeswehr, le général Alfons Mais, au sujet de l’état de délabrement des armées allemandes, le nouveau chancelier allemand, Olaf Scholz, surprenait l’ensemble de son auditoire, au Bundestag comme partout en Europe, en annonçant un plan visant à remobiliser et reconstruire les capacités militaires des armées allemandes pour devenir la première armée conventionnelle en Europe, en portant le budget de la défense rapidement au delà de 2% du PIB, soit plus de 75 Md€, et en créant un Fonds spécial d’Investissement doté de 100 Md€ pour palier les plus grandes défaillances à court terme. Toutefois, de l’avis des militaires, des députés de l’opposition mais également de certains membres de la coalition gouvernementale outre-Rhin, la situation de la Bundeswehr n’a cessé de se dégrader depuis cette annonce, et les effets du Fonds Spécial tardent à se faire sentir, embourbés qu’il est dans d’innombrables arbitrages et délais politico-administratifs.
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[…] soufflet est quelque peu retombé outre Rhin. D’une part, presque 10 mois après son annonce, aucun des programmes devant être financés par l’enveloppe spéciale, n’a été effecti…, alors que l’augmentation du budget de la défense à plus de 2% du PIB allemand, également […]
[…] d’amener l’effort de défense du pays « au delà de 2% du PIB », rompant avec 3 décennies de sous-investissements chroniques de la Bundeswehr, qui aujourd’hui tient davantage d’une administration que d’une armée […]
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