On peut penser que l’épisode de la frégate Languedoc, et le remous médiatique qu’il suscite déjà, pourront convaincre l’État-Major de la Marine nationale, et le ministère des Armées, de revoir leurs copies dans ce domaine. Soyons honnête, ils ne pourront le faire que si des crédits supplémentaires, fléchés vers ce type de besoin, étaient alloués d’une manière ou d’une autre.
Pourtant, aujourd’hui, l’industrie de défense française est en mesure de proposer plusieurs options, toutes ayant leurs propres avantages, pour renforcer la survivabilité des frégates de la Marine nationale, et plus généralement, de ses grandes unités de surface.
Seconde partie de l’article consacré à l’épisode de l’attaque de la frégate Languedoc. Lire la première partie » Quelles questions l’attaque de la frégate Languedoc amène-t-elle ? «
Sommaire
Augmenter le nombre de silos VLS – les emplacements réservés
La première des solutions, la plus évidente, consisterait à augmenter le nombre de silos à bord des frégates. En effet, les 32 silos des classes Aquitaine et Alsace, et les 16 silos de la classe Amiral Ronarc’h, sont loin de représenter une limite haute pour ces navires. La preuve en est, les frégates FDI acquises par la Grèce, emporteront 32 silos, et non 16 comme les navires français, ainsi qu’un CIWS Sea RAM sur le roof arrière.
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« La doctrine française voulait que ces emplacements réservés puissent être employés pour augmenter la puissance de feu des navires, si les prémices d’une crise venaient à se faire ressentir. »
Encore faut-il que le matériel soit disponible sur étagères et que sa mise en place ne nécessite pas des centaines d’heures d’études préalables et, à l’issue, des centaines d’heures d’essais !
Le sous-armement de nos bâtiments est redondant ! Le seul type réellement lourdement armé que j’ai connu, au regard de son tonnage et de ses dimensions est l’aviso A69 : 4 MM40 (au début 4 MM38), 100 mmx1, 20 mmx2, 4 torpilles L5, LR/ASM 375 mm, SIMBAD, NIXIE, … le tout pour 100 m/1250 t ! Bon, c’est vrai les missions dans le golfe de Gascogne pendant les mois d’hiver étaient rugueuses mais dans les années 80 …. nous nous posions moins de questions.
La question est simple : peut-on (techniquement) ? Oui/non. Si oui, veut-on ? : là est toute la question. Si oui, il ne s’agit que de choix budgétaires qui ne doivent pas se limiter au cadre du budget des armées mais de la nation. En un mot avons-nous la volonté de nous défendre ? Certes il y a la FNS mais depuis la présidence de VGE, qui a avoué dans ses mémoires qu’il n’aurait jamais donné l’ordre de feu nucléaire, j’ai quelques doutes sur les réactions de ses successeurs.
« Frégates » …
Ces frégattes sont-elles dotées d’un hélicoptère et/ou de drones armés ? Si oui, leurs missions pourraient-elles concerner la défense rapprochée contre ces menaces ?