lundi, mars 4, 2024

La Marine russe ne parvient pas à renouveler sa flotte de haute mer

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En 2015, Vladimir Poutine avait fait de la modernisation de la Marine russe, un objectif prioritaire de l’effort de défense du pays. De nombreux programmes avaient alors été annoncés, du destroyer nucléaire Lider au porte-hélicoptères Priboy, en passant par les frégates lourdes 2230M Super Gorshkov. Depuis, cependant, la plupart de ces programmes pour la modernisation de la flotte de haute mer russe, a été reportée, ou n’est tout simplement plus abordée par la communication de l’Amirauté, qui concentre ses efforts sur la production de sous-marins, et d’unités navales plus légères.

Le fait est, les chantiers navals russes peinent aujourd’hui à produire ces grandes unités de surface, qui permettraient à la Marine russe de conserver une flotte de haute mer efficace à l’avenir, alors que les navires qui la composent aujourd’hui, atteignent des âges canoniques.

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À l’occasion de la cérémonie organisée par le Commandement de la Flotte du Nord russe pour l’entrée en service de la nouvelle frégate Admiral Golovko, troisième de la classe Admiral Gorshkov et première unité à avoir été conçue pour mettre en œuvre nativement le missile hypersonique 3M22 Tzirkon, le président Vladimir Poutine a fait l’éloge des chantiers navals Severnaya Verf qui ont construit le navire, et plus globalement, de l’ensemble de la construction navale russe.

3M22 Tzirkon missile Admiral Gorshkov
Les frégates de la classe Admiral Gorshkov pourront emporter quelques missiles hypersoniques 3M22 Tzirkon dans leurs lanceurs verticaux UKSK, aux côtés des missiles Onyx et Kalibr.

Dans son discours, le président Poutine a ainsi annoncé que ce chantier naval allait construire, d’ici à 2035, une série d’unités de surface de petite et moyenne taille, destinée à renouveler la flotte russe de surface, et que l’ensemble de ces frégates et corvettes serait, comme l’Admiral Golovko, armé du fameux missile hypersonique Tzirkon.

Toutefois, si la construction sous-marine russe est dynamique, et pose effectivement un véritable problème aux marines de l’OTAN, la réalité concernant le renouvellement de la flotte de surface est bien moins radieuse que ne le laisse entendre le discours officiel.

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Une flotte de haute mer russe encore imposante, mais frôlant l’obsolescence généralisée

Aujourd’hui, la flotte de haute mer russe, demeure très majoritairement formée par des unités navales héritées de l’époque soviétique. Ainsi, l’unique porte-avions Admiral Kuznetsov, comme les deux croiseurs nucléaires Kirov, les deux croiseurs conventionnels Slava et les dix destroyers des classes Udaloy et Sovremenny, qui forment le corps de bataille de haute mer de la Marine russe, ont tous été admis au service entre 1985 et 1998.

Ils nécessitent désormais de très importantes phases de maintenance et de modernisation, venant amputer cette flotte de la moitié de ses effectifs en moyenne, d’autant que les chantiers navals russes ont connu de nombreux incidents lors de ces interventions, ayant parfois considérablement allongé les délais de remise en service.

Destroyer udaloy
Les destroyers de la classe Udaloy constituent aujourd’hui la colonne vertébrale de la flotte de haute mer russe. Ces navires sont entrés en service entre 1985 et 1992, et n’ont toujours pas de successeur désigné.

Il est fréquent, dans ce domaine, que les travaux de modernisation de ces grandes unités navales, s’étalent sur plusieurs années, comme c’est le cas du croiseur nucléaire Admiral Nakhimov, dont la modernisation a débuté en 2015, alors que le navire ne devrait rejoindre le service qu’en 2024.

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