jeudi, mars 5, 2026

La commission européenne veut lancer l’Europe de la Défense 2.0 face aux menaces

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La présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a annoncé qu’elle entendait faire de la construction de l’Europe de la Défense, le pilier de l’action de la nouvelle commission européenne.

Pour cela, l’ancienne ministre de la Défense prévoit de créer les conditions pour multiplier les programmes industriels de défense européens, afin, dans le discours tout au moins, d’améliorer rapidement la résilience et l’autonomie stratégique de l’Union, en matière de capacités industrielles de défense, de moyens militaires, mais aussi de moyens de transports adaptés pour rapidement déplacer les forces au besoin.

Cette Europe de la Défense 2.0, telle qu’envisagée par Ursula von der Leyen, serait donc parée de toutes les vertus, et représenterait la solution ultime pour protéger l’Europe des menaces qui s’accumulent depuis maintenant une bonne dizaine d’années, sans réaction significative jusque-là.

Mais est-ce vraiment le cas ? La solution européenne est-elle, objectivement, la réponse la plus appropriée pour faire face aux menaces aujourd’hui ? Surtout, répond-elle aux intérêts de ses membres, et en particulier du seul pays européen à disposer, aujourd’hui, d’une véritable autonomie stratégique, la France ?

L’Europe de la Défense en 2017 et les causes de son échec

L’Europe de la Défense, à savoir une initiative visant à developper une puissance militaire commune au sein de l’Europe, pour peser davantage sur les enjeux de défense, notamment vis-à-vis des États-Unis, n’est pas nouvelle. La première grande initiative du genre fut la Communauté européenne de Défense, ou CED, au début des années 50, finalement avortée après le refus du Parlement français d’y participer.

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7 Commentaires

  1. Le genre d’annonces qui met à cran.

    Avez vous connaissance de politiques crédibles qui défendent nos intérêts souverain en la matière ?

    Tout sacrifier pour des idéaux et surtout en faveur de faux-alliés qui n’hésitent pas à nous trahir à la moindre opportunité est extrêmement grave et agaçant.

    Comme on dit, mieux vaut être seul que mal accompagné.

  2. comment peut on laisser à mme von der leyen le droit de venir s’immiscer dans notre politique de défense. cette personne ne resepcte déjà pas notre agriculture en allant signer un accord (mercosur) ou elle laisse rentrer des produits agricole qui utilisent des produits interdits en europe et que nos agriculteurs n’ont pas le droit d’utiliser eux. et c’est cette dame qui va venir s’arroger le droit de définir la politique de défense européenne, on croit rêver !déjà on entend que pour réfléchir au futur hélicopter on a besoin des américains, pour le bouclier antimissiles hidef c’est les israèliens ? à ce que je sache que ce soit eurocopter ou mbda on à pas de leçons à recevoir de personne, surtout pas des allemands qui vont encore s’agenouiller devant trump et faire les gentils toutous qui sont bien obéissants.
    j’espère que cette fois mr Macron va enfin ouvrir les yeux et les envoyer aux ….

  3. Il semble aussi nécessaire de rationaliser les constructeurs d armement comme l’a fait les USA, par exemple 3 constructeurs aeronautiques c est au minimum 1 de trop, les autres secteurs sont plus compliqués encore. La strategie de chaque pays etait aussi différentes, la france très orientées vers les Opex en Afriques ou autres, avec par exemple des blindés légers sur roues tandis que l Allemagne ou la Pologne sont orientés vers des conflits en Europe et plutot contre la Russie. Donc cela va demander une gros effort pour synchroniser tout cela.

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