dimanche, novembre 30, 2025
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Pékin menace de représailles les pays qui voudront participer au programme de sous-marins Taiwanais

Les autorités de Pékin ont annoncé que les pays ayant proposé leur expertise à Taipei pour le développement et la construction de sa nouvelle classe de sous-marins, risqueront de gravement détériorer leurs relations avec le pays.

Si la menace n’aura probablement pas beaucoup d’effets sur l’offre américaine d’assistance et de transfert de technologies, les relations Washington-Pékin étant d’ores-et-déjà détériorées, elle s’adresse avant tout aux sociétés européennes, japonaises et indiennes ayant montré de l’intérêt pour ce programme.

C’est également un message qui dépasse le cadre du seul programme de sous-marins, notamment pour la France, qui pourrait être tentée de proposer la modernisation des Mirage 2000 et Frégates Légères Furtives vendues à Taiwan.

Il faut s’attendre dans les mois et années qui viennent à l’extension de cet « embargo » qui ne se nomme pas, la porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Me Hua Chunying, ayant déclaré que la Chine attendait de ses partenaires d’adhérer à la vision d’une chine unifiée, donc à l’intégration de Taiwan, forcée ou pas.

La copie chinoise du CAESAR entre en service dans l’APL

Le site armyrecognition.comrévèle une série de clichés montrant que le canon automoteur de 155mm Sh-15, très inspiré du canon français CAESAR, et fabriqué par le chinois NORINCO, était entré en service dans les forces militaires de l’armée populaire de libération. Des photos montrant le déploiement de ces nouveaux automoteurs à destination des plateaux tibétains ont en effet été publiées.

Si le Sh-15 ressemble beaucoup au CAESAR, il n’en a pas les performances. Il est plus lent, tire moins loin, et moins rapidement. Reste que le canon français ne cesse d’inspirer les ingénieurs dans le monde. Après l’Inde, et la Chine, les Etats-Unis ont récemment expérimenté un modèle similaire pour en évaluer les performances.

Le missile de croisière Kalibr russe portera bientôt à 4.500 km

Le missile de croisière Kalibr russe est aujourd’hui un symbole de la puissance militaire retrouvée de la Russie. Lorsqu’en 2015, les corvettes de la mer Caspienne menèrent une attaque avec ce missile portant à 2000 km sur des positions de l’Etat Islamique et de l’ASL, la Russie démontra sa capacité à frapper à longue distance avec un préavis très court, avec des armes conventionnelles, domaine de prédilection des occidentaux jusque là. Depuis, le Kalibr a été régulièrement utilisé et testé, et il équipe désormais la majorité des nouveaux bâtiments de surface de la flotte russe.

Selon l’agence officielle TASS, les ingénieurs russes développerait désormais une version « lourde » de ce missile, désignée Kalibr-M, capable d’emporter une charge militaire de 1 tonne à 4.500 km, avec une précision très élevée. Une fois en service, ce missile aurait donc la capacité à frapper dans des délais très courts tout le territoire européen, à partir des bâtiments situés en mer noire, caspienne, baltique et mer du nord. Il renforce, en cela, les missiles Iskander déjà positionnés notamment dans l’enclave de Kaliningrad, portant à 500 km, et les missiles hypersonique Kinjal, portant à 2500 km. 

La redondance de ces systèmes, et leurs capacités de frappe multiples, va donc obliger les pays de l’OTAN à déployer ses systèmes anti-aériens dans la profondeur du dispositif, et non uniquement sur une zone d’engagement, pour pouvoir protéger les infrastructures sensibles de l’alliance, et des pays la composant.

Le prototype d’hélicoptère de combat haute vitesse SB>1Defiant commence ses essais

Le prototype du SB>1 Defiant, l’hélicoptère de nouvelle génération de Sikorsky-Boeing opposé au V-280 Valor de Bell en partenariat avec Lockheed, a entamé en ce début d’année les tests au sol, préfigurant les futurs tests aériens. Dérivé des démonstrateurs X2 et S-97, le Defiant exploite un rotor contrarotatif et une hélice propulsive, capables, selon ses concepteurs, de doubler la vitesse et le rayon d’action de l’appareil face à un hélicoptère de même catégorie.

En outre, Sikorsky assure que les versions d’attaque et de manœuvre de l’appareil partageront 85% des pièces, pour une maintenance étendue facilité. Toutefois, le prototype du SB>1 entame ses essais plus de 1 an après son rival, le V280 Valor, utilisant lui la technologie des rotors basculants déjà expérimentée sur les V22 Osprey.

A noter que la Russie a lancé cet autonome un programme d’hélicoptère militaire rapide comparable.

Le développement du standard F4 du Rafale officiellement lancé

Lors d’une cérémonie s’étant tenue dans l’usine d’assemblage du Rafale à Merignac, la ministre de la Défense Florence Parly a annoncé le lancement du développement du standard F4 du Rafale, pour un contrat de 2 Md€. Le nouveau standard sera disponible d’ici 2023, et améliorera les capacités d’acquisition, traitement et communication de l’information de l’appareil français.

Les systèmes de détection comme l’OSF et le radar RBE2 seront amélioré, et le système de protection SPECTRA renforcé pour tenir compte des nouvelles menaces. Enfin, un effort particulier sera fait pour encore améliorer la maintenance et la disponibilité de l’appareil.

L’évolutivité est un des points forts du Rafale : les premiers rafales livrés à la Marine nationale au standard F1 on été porté au standard F3 et F3R, étendant considérablement leurs capacités. 

La difficile équation de renouvellement des bâtiments de la Marine Nationale

Une fois encore, la Marine nationale se voit contrainte de devoir jongler et prolonger la durée de vie opérationnelle de ses bâtiments, dans l’attente de la livraison de bâtiments sensés les remplacés. Cette fois, c’est au tour du sous-marin nucléaire d’attaque « Casabianca » de devoir jouer les prolongations, pour maintenir un nombre suffisant de submersibles en attendant la livraison du « Duguai-Troin », second sous-marin de la classe barracuda, attendu pour 2021.

Si ce dernier soubresaut est lié à des retards industriels sur le programme barracuda, on ne peut ignorer que cette situation a tendance à se répéter souvent ces dernières années. Ainsi, les frégates anti-aériennes Cassard et Jean Bart,  lancée respectivement en 1985 et 1988, jouent elles aussi les prolongations en attendant la livraison des frégates Alsace et Lorraine, prévue pour 2021 et 2022. De même, et pour respecter le format de 15 frégates dites « de 1errang », à savoir capables d’escorter un bâtiment majeur (Porte-avions, BPC..), la Marine Nationale a été contrainte de transfuser 3 de ses frégates légères furtives de la classe LaFayette, du statut de 2ndrang au statu de 1erRang, via l’adjonction d’un sonar d’étrave, et le remplacement du système Crotale Naval par un système SADRAL, et de la modernisation du système de combat SENIT. Même ainsi équipée, les FLF ont une capacité d’action très limitée, n’ayant par exemple par de torpilles anti-sous-marines en dehors de celles qui pourraient équiper l’hélicoptère de bord.

La situation n’est pas meilleure au sujet des pétroliers ravitailleurs Var, Marne et Somme, lancés respectivement en 1983, 1987 et 1990, et dont la conception simple coque leur interdirait la navigation civile. La LPM prévoit leur remplacement par des bâtiments modernes dont la conception est acquise en Italie, mais il n’entreront en service qu’à partir de 2023. 

Enfin, concernant les corvettes, et les patrouilleurs, le remplacement à minima a enfin été entamé, via le programme Batsimar. Mais les remplaçants des avisons A69, qui formaient en leurs temps la colonne vertébrale de la flotte de surface française avec 17 unités, ne sera faite qu’à minima par quelques Patrouilleurs Hauturiers, et les 5 A69 encore en service, lancés entre 1982 et 1984, devront encore patienter pour prendre leurs retraites.

Le report du désarmement du « Casabianca » n’est donc pas à mettre au débit de l’industriel Naval Group. Même s’il a rencontré des difficultés avérées dans le programme Barracuda, engendrant des retards de livraison, c’est bel et bien l’ensemble des programmes de renouvellement de la flotte de la Marine Nationale qui est en grande tension. Le report systématique des programmes, comme pour le programme FREMM ou BaTSIMAR, les réductions de formats à répétition, les glissements budgétaires systématiques pour satisfaire aux exigences de Bercy, ont eu raison d’une grande partie des capacités de résilience de la Marine nationale aujourd’hui. Et il faudra de nombreuses années à la plus ancienne armée de France pour reconstituer son potentiel opérationnel optimum.

C’est d’autant plus regrettable que les arbitrages défavorables qui ont engendré ces situations sont basés sur une incompréhension manifeste des effets économiques de l’investissement de l’Etat dans l’Industrie de Défense, investissement qui génère 27 emplois par million d’Euro investi, et génère 1,45 m€ de retours budgétaires pour l’Etat. 

Lire l’article en français (3 min)

L’Ukraine acquiert 6 drones de reconnaissance Bayraktar auprès de la Turquie

L’Ukraine a acquis auprès de la société turque Baykar, 6 drones de reconnaissance et d’attaque Bayraktar,ainsi que 3 stations de contrôle. Capable de voler à 130 km/h et disposant un rayon d’action de 150 km, le Bayraktar peut emporter des armes de précisions comme la munition de précision MAM-L ou le missile anti-char UMTAS.

La coopération entre l’Ukraine et la Turquie en matière de défense est importante, l’Industrie ukrainienne assistant par exemple la Turquie dans la conception de missiles balistiques, et a participé à la conception du nouveau char de combat Altay. 

Le nouveau Lance-Roquettes Multiples Tornado-S entre en service dans l’armée russe

La 439eme brigade d’artillerie russe est la première unité à avoir reçu le nouveau LRM Tornado-S, en remplacement de ses systèmes Smerch hérités de l’armée rouge. Le Tornado-S est le LRM le plus puissant de l’arsenal russe, capable de lancer 12 roquettes de 300 mm à 120 km, et bientôt 200 km selon les autorités. 

Très mobile, le Tornado-S dispose d’un système d’information de dernière génération, permettant une mise en batterie et un tir très rapide, et un départ après feu en moins d’une minute. Contrairement au Tornado-G déjà en service, les Tornados-S disposent d’un système de guidage GLONASS.

A noter que selon des observations de l’OSCE, le Tornado-S a été employé en 2015 dans le Donbass par les forces indépendantistes pro-russes.

En 2019, les forces russes recevront une quarantaine de nouveaux systèmes d’artillerie, incluant des LRM Tornado G et S, et des automoteurs lourds 2S19M2 Msta-SM/

La disponibilité des forces aériennes russes en nette hausse

Il est une idée qui a la vie dure en occident, selon laquelle les avions de combat russes manquaient singulièrement de fiabilité. Cette idée était la conséquence de très mauvais rapports des clients de l’industrie russe quand à la disponibilité des appareils achetés, que ce soit les Suckoi 27 et 30 ou les Mig29. Ainsi, les Su-30 acquis par l’Inde connaissaient de nombreux accidents, dont le déclenchement intempestif des sièges éjectables, alors que l’Algérie a du purement et simplement refuser les livraisons de ses Mig-29 tant les malfonctions étaient nombreuses. Enfin, pendant de nombreuses années, les armées russes elles-mêmes avaient d’importantes difficultés pour le maintien en condition opérationnel de leurs appareils, et le nombre d’heure de vol par pilote et par appareil était très en deca des standards occidentaux.

Mais ça, c’était avant 

Depuis la mise en œuvre des réformes de 2008, les forces aériennes russes ont entrepris d’importantes modifications de structure, en vue d’améliorer la disponibilité opérationnelle des appareils. Parallèlement, un important programme de modernisation de la flotte a été mis en œuvre. Ainsi la Russie en 10 ans environs 600 avions de combat modernes, composé de Su30/34/35 et de MIG29/35.

Mais avec la projection d’une base aérienne avancée à Hmeimim en Syrie, les forces russes semblent avoir résolues ces problèmes de disponibilité et de fiabilité. Ainsi, le vice Premier Ministre russe Yuri Borisov est revenu sur l’activité opérationnelle de cette base, indiquant qu’elle enregistrait chaque jour jusqu’à 100 sortie, soit plus de 3 par appareil présent.  Le parc aérien déployé se compose d’avion d’ancienne génération, des bombardiers Su-24 et Su-25, et des appareils modernes, des Su-30, 34 et 35. C’est donc bien l’ensemble du parc qui a augmenté sa disponibilité et sa fiabilité, et non simplement une catégorie d’appareils.

Cette déclaration est à mettre en parallèle avec l’intense activité d’entrainement et d’exercices qu’ont connu les forces russes en 2018, avec notamment l’exercice Vostok 2018, qui rassembla 300.000 hommes et 1000 aéronefs. L’agenda 2019 semble être lui aussi particulièrement dense, avec plus de 4000 exercices prévus sur l’année, plus de 12 par jours.

De fait, il faut désormais tenir compte, dans le rapport de force entre les puissances occidentales et les forces russes, de cette disponibilité très importantes des forces, notamment aérienne. Face à un maintien en condition opérationnel qui grève la disponibilité effective de toutes les armées de l’OTAN de plus 50%, l’effort russe en cours agit désormais comme un coefficient multiplicateur de force, au même titre que le Cyber, ou les forces spéciales. En s’appuyant sur une excellente disponibilité, et sur des forces largement aguerries, que ce soit en Syrie, ou dans le Donbass, les forces russes disposent aujourd’hui d’un avantage sur les forces occidentales dépassant largement la puissance du nombre, par ailleurs toujours maintenu.

Lire l’article en anglais (2 min)

http://www.defenseworld.net/news/23894/Reliability_of_Russian_Su_35__Su_30_Fighter_Jets_in_Syria_Up_to_4_times_of_Expectations#.XC37SBS5DzA

Le Pakistan commande 340 chars lourds T90 russes et 240 VT4 chinois

Le char de combat avait retrouvé des couleurs en 2018, il redevient un outil indispensable à la puissance militaire en 2019. Ainsi, le Pakistan a annoncé la commande de pas moins de 600 chars de combat moderne, dont 360 T-90 de facture russe, et 240 VT-4, le dernier né des chars de combat de nouvelle génération chinois.

Ces chars vont renforcer les 350 Al-Khalid (T-90), 500 Al Zarrar (T59) et 350 T80 de facture ukrainienne en dotation.  Parallèlement, la Thaïlande a annoncé la commande de 10 VT-4 supplémentaires, pour compléter sa force d’une cinquantaine de T-84 Oplot ukrainiens, et de 12 VT4 déjà acquis auprès de la Chine.

En fin d’année, c’était la Turquie qui avait annoncé la commande du premier des quatre batch de 250 chars Altay, le char lourd de nouvelle génération de fabrication locale, destiné a remplacer les M48, M60 et ultérieurement Léopard 1 en fonction dans l’armée Turque. Quand à la Russie, si elle continue à produire chaque année 150 nouveaux T90M, T72B3M et T-80 BVM pour renouveler son parc de chars issus de la période soviétique, elle a également commandé 132 T14 et T15 a livrer d’ici 2021. Le T14 commencera, par ailleurs, ses tests d’Etat, destiné à évaluer ses performances, mais surtout à définir l’ensemble des besoins et potentiels entourant la mise en œuvre du nouveau char. Il ne serait pas étonnant, à ce titre, de voir des T14 déployé en Syrie dans les prochains mois, comme ce fut le cas avec les drones, le Terminator 2, et les prototypes T50 du Su-57.

Il semble que la mort du char de combat, largement débattue en occident ces 20 dernières années, ait encore une fois été annoncée de manière très précipitée. Si le char a montré de réelle vulnérabilité lorsque mal employé, comme dans les rues de Grosny ou en Syrie, il restait l’outil indispensable des forces terrestres pour créer la rupture et le débordement, pour éliminer un adversaire déterminé et retranché, et pour engager et détruire les chars adverses. A ce titre, les combats de chars dans le Donbass, en Syrie ou au Yemen, ont montré que le char lourd restait indispensable dans bien des domaines.

Toutefois, le char d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celui qui équipait les forces des deux cotés du rideaux de fer, l’arrivée des missiles antichars ayant profondément faits évolués les paradigmes. Mais depuis, le bouclier à lui aussi fait d’immense progrès, avec notamment l’arrivée des systèmes de protection soft-kill et hard-kill, destinés à détecter, brouiller et intercepter les attaques par missiles, augmentant sensiblement la survivabilité du blindé. Ainsi équipé, un char retrouve la mobilité et la mission qui étaient les siennes, à savoir s’exposer pour porter le feu sur les lignes adverses, et ainsi créer la rupture. 

Il faut remarquer le succès commercial du char VT4 de facture chinoise depuis sa présentation officielle mi 2017, le blindé ayant déjà été officiellement choisi par la Thaïlande (38 unités, options sur 150), et le Pakistan (240 unités). Proposé à moins de 6 millions de $, ce char propose un rapport performance-prix sans comparaison aujourd’hui, intégrant notamment un canon de 125 mm gyrostabilisé associé a un système de guidage thermique, un blindage composite, et un système de protection actif-passif moderne contre les missiles et les obus, comme le T99 utilisé par l’armée chinoise dont il est dérivé. 

Lire l’article en anglais (2 min)

https://www.armyrecognition.com/january_2019_global_defense_security_army_news_industry/pakistan_planning_to_buy_600_mbts_including_t-90_russian_ones.html