dimanche, novembre 30, 2025
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Su-57 et Tu-160M recevront un revêtement antiradar réduisant de 30% la réflexion radar

Selon un communiqué de la société Rostek, les chasseurs de 5eme génération Su-57 et les bombardiers stratégiques à long rayon d’action Tu-160M vont être dotés d’un revêtement composite destiné à absorber les ondes radarset réduire ainsi de 30% les ondes radars réfléchies. Ce revêtement, composé d’une couche de 70 à 90 nm d’oxydes métalliques, est déjà utilisé pour réduire la signature radar des cockpits des avions en service, comme le Su-30SM, le Su-34 et le Su-35S. Elle permettrait, en outre, de protéger le cockpit des rayonnement nocifs UV ou IR.

Les revêtements antiradars sont connus depuis de nombreuses années, et le F117 en était déjà doté. Si ils absorbent effectivement sensiblement les ondes radars, ils ont l’inconvénient d’être très chers, et relativement fragiles. Raison pour laquelle ils ne sont réservés qu’aux appareils les plus avancés, et exposés.

Les forces aériennes russes ont reçu 48 nouveaux chasseurs en 2018

Comme souvent en début d’année sonne l’heure des bilans, et le bilan de l’industrie aéronautique de Défense russe est flatteur. Sur l’année, les forces russes auront ainsi perçu 14 chasseurs polyvalents Su-30SM, 14 chasseurs d’attaque Su-34, 10 chasseurs de supériorité aérienne polyvalent Su-35S, et 10 chasseurs léger d’attaque et d’entrainement Yak-130. A ces 48 appareils neufs, s’ajoute la modernisation de 8 chasseurs de supériorité aérienne Su-27 SM3, et d’un nombre indéterminé d’intercepteur Mig-31BM et Mig31K, ce dernier étant modifié pour emporter le missile hypersonique Kinjhal.

Concernant la flotte de bombardier stratégique, les travaux ont été entamé cette année pour la modernisation de 35 à 60 bombardiers à long rayon d’action supersonique Tu-22M3M Backfire, de la construction de 10 nouveaux bombardiers stratégique Tu-160 Blackjack au standard M2, la flotte existante étant progressivement amenée au standard M.

Avec l’issu de cette phase de modernisation, qui prendra fin en 2020 avec le programme décennal d’investissement (ou GPV en russe) 2011-2020, les forces aériennes et aéronavales russes auront un taux d’équipement modernes de 80%. Un taux remarquable pour un pays dont le PIB reste au niveau de celui de l’Italie, et qui n’a pas sacrifier le nombre à sa modernisation. Ainsi, en 2020, les forces aériennes russes mettront en œuvre 1200 chasseurs et intercepteurs, dont plus de 900 seront considérés comme moderne ou modernisé. C’est presque 2 fois plus d’appareils que les forces aériennes britanniques, françaises, allemandes, italiennes et Espagnoles réunies, ces pays alignant ensemble un PIB 7 fois supérieur à la Russie, et ne disposant pas, par ailleurs, de flotte de bombardiers stratégiques.

Les chiffres sont, à ce titre, sensiblement comparables lorsque l’on étudie l’acquisition et la modernisation de blindés, de systèmes d’artillerie, de systèmes de Défense anti-aérienne, ou d’hélicoptères. Seule la Marine est plus équilibrée, les chantiers navals russes peinant a produire des bâtiments de tonnage supérieur à 2000 tonnes. 

Quoiqu’il en soit, la Russie ne donne aucun signe de faiblesse dans sa détermination à moderniser et renforcer son outil de Défense. Alors que l’écart ne cesse de se creuser entre la puissance militaire russe et européenne, la dépendance à la protection américaine ira grandissante, alors même que les Etats-Unis vont devoir, de leurs cotés, concentrer une part croissante de leurs moyens pour contenir la puissance militaire chinoise. Une dichotomie à garder à l’esprit, en ces temps d’agitation sociale…

Les couts de maintenance du F35A reste 60% trop élevés pour l’US Air Force

Dans un rapport remis au moins de Décembre par Ellen Lord, en charge de la direction des acquisitions du Pentagon, les couts de maintenance du F35A resteraient trop élevéspour être soutenable par l’US Air Force. Avec 7,1 m$ de frais de maintenance par an, le F35 est en effet 62% plus cher que les 4 m$ par an attendus. Sur la base de 180 heures de vols par an, l’heure de vol du F35A couterait donc 40.000 $, hors considération d’évolution et d’achat. C’est plus de 3 fois le prix de l’heure de vol d’un Rafale F3R. 

Comme dans le précédent rapport du mois d’avril 2018, les autorités militaires US estiment que si le prix de la maintenance du F35A ne devait pas baisser de 40%, l’enveloppe global du nombre d’appareils pour l’US Air Force devrait être réduit. 

De nombreuses solutions sont en cours d’expérimentation pour réduire ces couts, mais pour l’heure, aucune ne semblent apporter de bénéfices à la hauteur des attentes du Pentagon.

La flotte de la Mer Noire renforcée par un destroyer lourd

Le destroyer russe Severemosk, bâtiment de la classe Udaloy, a rejoint la base de Sebastopol, en Crimée, après un périple maritime de 6 mois. Le bâtiment est désormais sous le commandement de la flotte de la Mer Noire, pour une durée annoncée de 1 mois. Il s’agit d’un renforcement très important des moyens de la flotte russe sur la zone, les destroyers Udaloy, jaugeant plus de 7000 tonnes et équipés de missiles antinavires lourds Sylex SS-N-14 et anti-aérien SA-N-9 Gauntlet (version navale du TOR), surclassant très largement les bâtiments des marines de la mer noire. 

Ce renforcement, venant à la suite du redéploiement des frégates russes de méditerranée vers la Mer noire, sera suivit de très prés par l’OTAN comme par l’Ukraine, qui continue de craindre une action militaire en Mer d’Azov.

La Russie investie dans l’Intelligence artificielle

Les autorités russes vont accentuer leurs investissementsen matière de recherche et de déploiement des technologies d’Intelligence artificielle. Dans les 2 années à venir, Moscou va ainsi investir l’équivalent de 720 millions de $, une hausse de prés de 70% des crédits initialement attribués. Ces crédits seront ventilés à 40% pour la recherche, 40% pour l’application et l’intégration rapide, et 20% dans la production. 

Le Ratnik 3 russe se précise

Le futur système Ratnik3, équivalent russe du FELIN français, intègrera un exosquelette, ainsi que des systèmes robotiques et de contrôle de drones, selon le site armyrecognition. L’objectif sera de procurer aux unités équipées (donc toutes les unités n’en seront pas équipées..), des capacités d’engagement, de communication et d’endurance étendues.

Aujourd’hui, 80.000 hommes des forces russes (soit 10% des effectifs de l’Armée de terre), sont effectivement équipés du dispositif Ratnik2, intégrant un système de communication tactile, un système de navigation GLONASS, et gilet pare-balles et divers protections antibalistiques et de répartitions de charges. 200.000 Ratnik ont été livrés fin 2018 aux forces russes.

Lire l’article an anglais (2 min)

https://www.armyrecognition.com/january_2019_global_defense_security_army_news_industry/russian_ratnik_3rd_generation_to_be_integrated_with_robotic_systems_and_uavs.html

Le nouveau radar mobile de champs de bataille SNAR-10M1 entre en service dans les armées russes

Le système radar mobile de surveillance de champs de bataille SNAR-10M1 est entré en service dans les forces russes. Ce radar, monté sur un châssis blindé chenillé léger MT-LB, offre une capacité de détection sur un rayon de 40km concernant les blindés, les obus d’artillerie et les aéronefs. 

A noter que le SNAR-10M1 a été plusieurs fois remarqué aux mains des forces indépendantistees pro-russes dans le Donbass.

Le retour en grâce de l’artillerie navale

Depuis le début des années 90, et l’avènement des missiles guidés de précision, l’artillerie navale avait peu à peu perdu de sa prédominance dans la conception des navires de combat. Le nombre de pièces avait déjà été ramené dans les années précédentes à leurs portions congrues, ce fut alors au tour de la puissance des pièces de diminuer. Alors que les pièces de 5 pouces (127 mm) constituaient le standard de référence des années 80, on a vu l’apparition de calibre plus réduit, comme le 3 pouces (76 mm), et même le 2 pouces (57 mm), sur des unités de combat de surface majeures. 

En France, la fameuse tourne DCN100 de 100 mm céda ainsi la place à des pièces de 76 mm sur les FDA Horizon, puis sur les FREMM, et sur les prochaines FTI. Les Corvettes Gowind 2500, jaugeant pourtant 2400 tonnes, n’emportent, elles, qu’un canon de 57 mm, là où les A69 de 1200 tonnes emportaient des 100 mm. L’apparition de nouvelles technologies, comme les obus à portée étendue, ou les canons électriques, est susceptible de ramener l’artillerie navale en grâce dans la conception des bâtiments de surface.

La première classe préfigurant ce fait a été la classe de destroyers lourds Zumwalt. Équipés de 2 canons Advanced Gun System de 6 pouces (155 mm), les Zumwalt devaient initialement être en mesure d’emporter jusqu’à 900 obus à portée étendue, capable d’atteindre les 83 nautiques de portée (150 mm). Mais le prix exorbitant des projectiles, entre 800.000$ et 1 million de $, condamna l’artillerie de ces bâtiments, et il est aujourd’hui question de les démonter pour augmenter le nombre de silos verticaux.

USS Zumwalt DDG 1000 Analyses Défense | Armes et missiles hypersoniques | Canon électrique Railgun
Les deux canons de 155mm devaient être le système d’arme principal des Zumwalt

Depuis, les technologies ont évoluées, notamment avec l’entrée en service du projectile d’artillerie M982 Excalibur de BAe et Raytheon, un projectile de 155 mm guidé à portée étendue atteignant la portée de 50 km. De même, Nexter, avec le Katana, propose un obus guidé par GPS/Inertiel avec guidage terminal optionnel laser, permettant au projectile de conserver une précision métrique même à portée maximale.

Mais c’est bien les avancées en matière de canon électrique, ou Rail Gun, qui provoquera un retour massif des canons d’artillerie sur les unités de surface majeures. Si les occidentaux, américains en têtes, avaient semble-t-il l’avantage technologique dans ce domaine. Jusqu’il y a peu, c’est la Chine qui, semble-t-il, a pris une nette avance dans le domaine en étant la première à déployer un Rail Gun sur un bâtiment de surface, en l’occurrence un LST destiné à tester le système. Comme souvent avec la Chine, on ne peut que spéculer sur les performances effectives du système, mais plusieurs observateurs proches du régime parlent désormais de l’intégration des premiers rail gun opérationnels sur des destroyers lourds de type 055 d’ici à 2025. N’utilisant pas de poudre, le Rail Gun présente de nombreux avantages, notamment en matière de cout par projectile, ainsi qu’une portée très supérieure à celles des canons classiques. Ainsi, la première génération de Rail Gun, avec une vitesse en sortie de bouche atteignant Mach 7, est donnée pour atteindre une portée de 200 km. Ultérieurement, lorsque la vitesse sortie de bouche dépassera Mach 9, la portée pourra atteindre 400 km. Il reste toutefois de nombreuses inconnues quant aux capacités de guidage d’un projectile propulsé initialement à plus de 20 000 G, et effectuant une course à mach 7. En outre, la puissance électrique nécessaire au fonctionnement de la technologie réclame des bâtiments spécialement conçus. 

Chinese Navy Railgun What We Know Thus Far 1 Analyses Défense | Armes et missiles hypersoniques | Canon électrique Railgun
Le rail gun chinois a effectué plusieurs campagnes de test en mer

L’extension de la portée des systèmes d’artillerie, qu’ils soient classiques ou électriques, et l’augmentation sensible de la précision des projectiles, engendre aujourd’hui un intérêt de plus en plus marqué pour des systèmes d’artillerie navale de plus gros calibre, et notamment le retour des 6 pouces qui avaient disparu depuis le retrait des croiseurs des années 50, mais également pour le retour des cinq pouces sur des unités qui, jusqu’il y a peu, étaient limitées au trois pouces. 

Le savoir-faire de Nexter en matière de projectile d’artillerie de précision à portée étendue pourrait, de fait, représenter une alternative intéressante à la mainmise britannique (et italienne) sur l’artillerie navale occidentale …

Lire l’article en anglais (3 min)

http://www.defenseworld.net/news/24028/US_Navy_Test_fires_Missile_Killing_Hyper_Velocity_Projectiles_from_Deck_Gun#.XDXb9RS5DzA

À lire également sur le même sujet en anglais (2 min)

http://www.navyrecognition.com/index.php/news/defence-news/2019/january/6733-us-navy-has-tested-hyper-velocity-projectiles-on-cruisers-and-destroyers.html

la Corée du Sud à la pointe des systèmes SHORAD

Après avoir remporté la compétition en Inde au dépend de la Russie, le système d’artillerie anti-aérienne autotractée Biho de la société Hanwha Corporation va être proposé à l’US Armypour répondre au besoin de système SHORAD de celle-ci.

Le Biho 2 proposé  est un système de défense anti-aérienne de nouvelle génération, intégrant un canon de 30mm, des missiles surface-air et des missiles antichars, porté par un châssis chenillé AS21 RedBack, ou un châssis 8×8. Il sera capable d’assurer une couverture effective contre les aéronefs, hélicoptères, roquettes, missiles et drones.

Le Biho a montré, lors des tests réalisés par l’Armée Indienne, des performances remarquables, notamment en haute altitude, avec des capacités de détection et d’engagement dans un rayon de 10 km jugées très supérieures à ses homologues russestestés, le Tunguska et le Pantsir.

L’acquisition des 2 frégates Adelaïde australiennes par la Grèce en mauvaise posture

C’est un euphémisme que de dire que la Grèce a un besoin urgent de moderniser ses forces militaires. Alors que la Turquie prévoit d’investir 60 Md$ dans les 10 prochaines années pour acquérir des nouveaux matériels militaires, sont les 100 chasseurs F35A, les 4 régiments de S400, 6 sous-marins Type 214, 1000 mbt Altay ou 4 à 8 destroyer FT2000, la Grèce ne sera en mesure de financer que 6 à 7 Md$ sur la même période. 

De fait, et dans l’attente dune solution alternative de financement, les autorités militaires grecques font preuve d’une grande détermination pour trouver des solutions rapides et abordables. C’est le cas avec la possible acquisition de deux frégates anti-aériennes de la Classe Adelaide, basée sur la classe O.H Perry, auprès de l’Australie, une transaction estimée à 180 m$ par l’Etat-Major de la Marine hellénique.

Malheureusement pour Athènes, les perspectives ne sont pas bonnes aujourd’hui. En effet, Canberra a fait savoir qu’elle entendait conserver les missiles SM2 qui équipent les 2 bâtiments, pour équiper les nouveaux destroyers de la Classe Hobart. En outre, ces missiles sont en cours de modernisation, les amenant à un prix unitaire proche du prix d’un missile neuf. Pour rééquiper les bâtiments en missiles SM2, et renforcer la dotation en Harpoon (une exigence de l’Etat-Major grecque), la note grimperait de 350 millions de $, ce qui doublerait le prix des deux bâtiments. A ce tarif, la Marine Grecque peut se payer une FTI Belh@rra, et même 2, en prenant compte des retours fiscaux générés par la construction locale.

Reste que la Grèce fait aujourd’hui face à une menace qu’elle considère imminente, et que ses partenaires européens sont davantage préoccupés par le devenir de sa dette que par le devenir du pays. 

Lire l’article en Grecque (pour ceux qui le comprennent)

https://www.ptisidiastima.com/adelaide-case-for-greece-not-going-well/