La Russie va-t-elle perdre son armée en Ukraine ?

Depuis l’intervention militaire de 2008 en Georgie, la puissance militaire conventionnelle russe avait été un puissant outil au service du Kremlin, tant pour intimider ses voisins que pour ramener la Russie aux premiers plans de la scène géopolitique internationale. Les succès enregistrés en Crimée puis en Syrie, créèrent une aura de puissance qui permit à Moscou de s’imposer à plusieurs reprises en Europe mais également en Afrique. Cette même puissance conventionnelle, adossée à l’immense force de dissuasion de l’arsenal nucléaire russe, explique en grande partie l’attitude parfois timorée des occidentaux en soutien de l’Ukraine lors des premières semaines du conflit, lorsque bien peu estimaient que Kyiv pouvait résister au déferlement des blindés et avions russes, ainsi qu’à leur puissance de feu cumulée.

Deux mois plus tard, la situation est presque totalement renversée. Non seulement les armées ukrainiennes sont parvenues à protéger la capitale Kyiv d’un assaut massif de la part de 4 armées russes, mais les pertes enregistrées par les forces russes, qu’elles soient documentées concernant les materiels, ou estimées concernant les personnels, ont profondément changé le rapport de force sur le terrain, même si les armées ukrainiennes ont, elles aussi, payé un lourd tribu à cette résistance héroïque. Le fait est, si désormais les occidentaux soutiennent plus activement les forces ukrainiennes avec l’envoi d’un nombre croissant de materiels militaires de plus en plus évolués, ils en viennent également à estimer que l’Ukraine peut non seulement résister aux mais armées russes, mais emporter la victoire et priver Moscou d’une part significative de ses forces armées.

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Lors de la rencontre qui s’est tenue aujourd’hui sur la base américaine de Ramstein en Allemagne, rassemblant autour du Secrétaire à La Défense américain Lloyd Austin, les représentants d’une quarantaine de pays européens et alliés, ces derniers ont ainsi acté de profondes évolutions concernant le soutien occidental aux armées ukrainiennes. Pour Lloyd Austin, l’objectif de cette aide est désormais d’empêcher la Russie de menacer à l’avenir ses voisins par la puissance militaire, ce qui sous-entend la destruction d’une part suffisamment significative de l’armée russe déployée en Ukraine. Pour y parvenir, les alliés s’engagent dans une occidentalisation progressive des armées ukrainiennes, en fournissant des materiels de plus en plus évolués issus des industries occidentales et non plus des materiels hérités de l’époque soviétique en provenance des anciens membres du Pacte de Varsovie, de sorte à pouvoir accroitre ce soutien sans se heurter aux niveaux de stocks par nature limités des materiels soviétiques en occident.


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