Le Rafale plus favori que jamais en Inde face au Super Hornet

Afin de moderniser sa flotte de chasse embarquée, et d’armer le nouveau porte-avions INS Vikrant qui entrera en service le 2 septembre, la Marine Indienne avait lancé une compétition portant initialement sur 57 appareils embarqués. Après les évaluations initiales, deux appareils furent sélectionnés pour poursuivre la compétition, le Boeing F/A-18 Super Hornet Block III américain, et le Dassault Rafale M français. Les deux chasseurs participèrent notamment à une campagne d’essais sur tremplin sur la base aéronavale de Goa en début d’année, tous deux ayant montré leur capacité à employer ce type de dispositif pour prendre l’air sans catapulte. Boeing multiplie les communications auprés de la presse indienne dans le but de s’attirer les bonnes grâces de l’opinion publique, bien qu’il soit difficile, dans ce domaine, de faire de l’ombre à l’excellente image publique en Inde du Rafale et de son prédécesseur, le Mirage 2000. L’avion français fait, quant à lui, figure de grand favoris, une position renforcée par les dernières annonces de la Marine Indienne.

En effet, son Chef d’Etat-major adjoint, le vice-amiral S.N Ghormade, a confirmé une rumeur qui circulait depuis plusieurs mois devant la presse ce mardi, selon laquelle la commande de l’Indian Navy ne porterait pas sur 57 appareils comme initialement prévu, mais seulement sur 26 chasseurs, ceux-ci devant jouer le rôle de solution intérimaire dans l’attente de l’arrivée du futur chasseur bimoteur embarqué (Twin-Engined Deck Based Fighter ou TEDBF) développé par l’agence indienne de l’Armement, la DRDO. Dans ce contexte, le Rafale M de Dassault Aviation dispose d’atouts décisifs pour s’imposer face à son rival américain, alors que la compétition était, jusqu’ici, plutôt indécise.

Selon le « Navigation Plan 2045 » présenté par l’US Navy, celle-ci aura retiré du service l’ensemble de ses Super Hornet d’ici 2040/2045

D’un point de vue des performances, les deux appareils évoluent dans un mouchoir de poche. Ainsi, si le Super Hornet dispose de turboréacteurs F-414 plus puissants que les M-88 français du Rafale, l’appareil américain est également beaucoup plus lourd que son homologue français, le surcroit de puissance de ses moteurs ne faisant que compenser la masse à vide supplémentaire du F/A-18. En matière de capacités d’emport, y compris sur tremplin, les deux appareils ont démontré des performances très proches, même si la configuration aérodynamique du Rafale équipé de plans canards et d’une charge alaire inférieure à celle du Super Hornet privilégie l’avion français en matière de rayon d’action à charge égale. En matière de capacités de détection et d’auto-protection, les deux aéronefs affichent également des performances comparables si pas similaires, tout comme pour ce qui concerne les armements embarqués, le Rafale ayant l’avantage du missile air-air à longue portée Meteor et du très performant MICA NG, le Super Hornet celui du missile air-sol anti-radiation Harm. Toutefois, le Rafale peut s’appuyer aujourd’hui sur un planning de production et d’évolution bien plus riche et serein sur la durée que celui du Super Hornet, qui ne sera plus en service au sein de l’US Navy d’ici 2040/2045, et qui ne sera plus acquis par celle-ci au delà de 2023.


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