Avec un budget de défense de 7,8 Md€ par an, soit 2% du PIB du pays, la Roumanie fait parti des bons élèves de l’OTAN, même si cet effort est handicapé par un PIB de moins de 300 Md$ et un des PIB par habitant les plus faibles au sein de l’Union Européenne. La hausse de l’effort de défense, entamé en 2013 après le retour de Vladimir au Kremlin et le durcissement sensible de la posture russe en Europe de l’Est, permit de faire progresser l’effort de défense de 1,2% du PIB à 2% aujourd’hui, et de viser les 2,5% dans les années à venir, alors que le pays peut s’appuyer sur une croissance dynamique de l’ordre de 5% par an. L’augmentation des budgets permit à Bucarest de lancer plusieurs programmes d’acquisition d’armement, tant pour moderniser ses forces armées que pour occidentaliser ses équipements, jusqu’ici largement composés de matériels soviétiques produits sous licence par l’industrie locale. C’est ainsi qu’en 2020, les forces aériennes et terrestres roumaines commencèrent à recevoir les premières des 7 batteries anti-aériennes MIM-104 Patriot commandés auprès des Etats-Unis, alors qu’en 2016, les premiers des 17 F-16 d’occasion acquis auprès du Portugal, suivi cette année de 32 autres F-16 cédés par la Norvège. En 2019, c’était le français Naval Group qui remportait la compétition pour la construction de 4 corvettes Gowind 2500, alors que Bucarest a depuis entamé des discussions avec Paris pour l’acquisition de sous-marins Scorpene.
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[…] afflux de moyens permet aux états-majors d’entreprendre de vastes programmes de modernisation des forces, notamment pour effectuer la transition des équipements datant de l’époque soviétique, vers […]
Il devient nécessaire de faciliter l’acquisition de nos matériels, autant en prix, disponibilité et moyens de règlement ! Quitte à être plus agressif politiquement…
[…] […]
On retombe toujours sur le même problème qu’avec la Pologne.
L’industrie militaire européenne est dans l’échantillonage par manque de commande et quand ton voisin s’appelle Vlad tu es pas tellement patient au sujet des livraisons.
Résultat, t’achètes du dispo d’occaz ( j’ai adoré votre article sur le leasing dans les armées francaises ) ou chez de l’industriel avec une grosse capa de prod.
Avec ces critères il reste les stocks américains et les chaines coréènnes.
Parce que Vlad, ils en ont vrraiment peur.
CQFD
Il y a également un vrai problème de prix. Le K9 coute deux fois moins cher qu’un Psh2000, alors qu’il en offre, a peu de choses près, les performances. Il est probable que l’écart de prix à configuration similaire est également sensible pour le K21 et les Lf41/CV90.
Même le Caesar est en difficulté, car son prix unitaire est proche de celui du K9, alors que ce dernier est chenille, blindé et à chargement automatique. Malgré les arguments indéniables du système français, cela fait beaucoup d’arguments à contrer face au K9
Après j’ai peu d’information sur le rendu sur le champ de bataille d’un K9
en avez vous ?