dimanche, novembre 30, 2025
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Le Defense committee britannique dresse un état des lieux sans concession de la puissance militaire britannique

Dans son rapport, le Defense committee britannique ne se contente pas de proposer un objectif à 3% de PIB (et les moyens d’y parvenir) pour les armées d’outre-manche, mais il liste également une impressionnante liste de défaillances présentes et à venir des forces. 

Ainsi, le rapport pointe le nombre d’avions de patrouille maritime P8 Poseidon bien trop limité (8 exemplaires) pour assurer les missions de surveillance et de lutte ASM nécessaires. Les britanniques, comme beaucoup de pays européens, ont en effet construits leur projection opérationnelle en tablant sur une importante solidarité des membres de l’OTAN. Malheureusement, ces mêmes membres de l’OTAN ont fait de même !

La faiblesse des moyens de lutte anti-sous-marine est également pointée. En effet, avec la diminution du nombre de frégates type 26 destinées à remplacer les type 23 actuelles, et le remplacement par des frégates légères Type 31 aux performances ASM limitées, le nombre de plate-forme ASM de la Royal Navy va se trouver singulièrement diminué.

Toujours au sujet de la Royal Navy, le Committee attire l’attention sur les besoins de navires de type LHD (Landing Helicopter Dock), alors que l’HMS Ocean vient d’être cédé au Brésil suite à l’entrée en service du porte-avions Queen Elizabeth. Or, ce type de navire, qui fut notamment engagé aux cotés des BPC français en Libye pour mettre en œuvre des hélicoptères d’attaque Apache, apparaissent indispensables selon le Committee.

Autre sujet d’inquiétude, la réduction excessive du parc de blindés de l’armée de terre britannique. Avec seulement 227 chars lourds Challenger 2, et un nombre réduit de véhicules de combat d’infanterie de et systèmes d’artillerie, la puissance de feu des forces britanniques reposera en majeure partie sur la force aérienne. Or, dans un environnement moderne de déni d’accès et de brouillage intense, cette puissance de feu aéroportée peut rapidement être réduite ou mise à mal.

Il est intéressant de comparer le rapport du Defense Committee britannique avec la Revue Stratégique 2017 française. Contrairement à cette dernière, le rapport britannique aborde les sujets « qui fâchent », n’hésitant pas à mettre les défaillances en évidence, ni même, d’ailleurs, à proposer des solutions.

Or, les capacités conventionnelles de « haute intensité » françaises comme britanniques ont été réduites à leurs plus simple expression, en faisant reposer la puissance militaire sur presqu’exclusivement la force aérienne. C’est bien pour cela que la Russie a fort efficacement construit un outil militaire parfait pour défaire la force militaire européenne, en dépit de moyens bien plus modestes : 

  • neutraliser la puissance aérienne de l’OTAN grâce à un dispositif de déni d’accès multicouches d’une grande efficacité, complété par une force d’intercepteurs (notion presque oubliée par les forces occidentales). 
  • Création d’une force blindée très supérieure numériquement aux forces européennes, avec une puissance de feu largement supérieure,
  • Renforcement de la force sous-marine (domaine abandonné par quasiment toutes les marines occidentales à l’exception notable de la Marine Nationale et de la Royale Navy)

En d’autres termes, tel un parfait disciple de Sun Tsu, la Russie a neutralisé la puissance principale occidentale, et s’est renforcée face aux faiblesses de l’OTAN… 

C’est précisément ce que met en avant le Defense Committee britannique dans son rapport.

Pour approfondir le sujet, lire les articles en anglais :

Remplacement des avisos français, une rupture capacitaire en devenir

Les avisos A69 de la classe Estienne D’Orves ont constitué la colonne vertébrale de la Marine nationale pendant prés de 3 décennies. Disponible en nombre (17 unités), disposant d’une importante puissance de feu antinavire (pour l’époque) avec les missiles MM38, d’un canon de 100 mm et équipé d’un sonar de coque, ces unités navales auront été de toutes les missions, du large du Liban à la Libye, en passant par la protection des entrées et sorties des SNLE français.

Ces navires, qui pour la plupart souffleront prochainement leurs 40 bougies, seront encore en service pour 10 ans, leur remplacement ayant été reporté à plusieurs reprises, avant d’être inclus dans le programme global BATSIMAR faisant l’amalgame entre patrouilleur hauturier comme les P400, et les navires de guerre comme les A69.

Petit à petit, c’est le remplacement même des avisos qui aura été acté au fil des loi de programmation militaire. Aujourd’hui, les dernières unités A69, qualifiées de patrouilleurs hauturiers, devront être remplacé par les futurs patrouilleurs de Haute-Mer, ou PHM, qui en fait remplaceront les P400 et non les A69.

Pourtant, le constructeur Naval Group dispose, dans son catalogue, de la corvette Gowind2500 pouvant constituer une excellente base pour la reconstruction d’une flotte de corvettes / avisos pour la Marine nationale. Pouvant être puissamment armées (16 capsules courtes pour missiles MICA VL, 8 MM40 Block-3, Canon de 57 mm, Torpilles Mu-90), équipées d’organes de détection et de communication modernes et polyvalent (dont le sonar tracté Captas 2 qui équipera les FTI), et d’un hangar et plate-forme hélicoptère pouvant recevoir un appareil de la classe 5 tonne comme le futur H160M, la Gowind2500 a également rencontré un très important succès commercial, 12 unités ayant déjà été commandées par l’Egypte (4 unités), la Malaisie (6 unités) et les EAU (2 unités).

Avec un équipage de moins de 100 hommes, détachement avia inclus, les Gowind2500 constitueraient un excellent moyen de renforcer le segment intermédiaire de la Marine Nationale, tout en renforçant ses capacités ASM, pour un cout spectaculairement bas, d’autant plus faible qu’une commande de la Marine nationale permettrait de faire baisser les couts, et donc de potentiellement attirer d’autres clients exports.

Ainsi, une commande de 12 Gowind 2500 par la Marine Nationale et 6 unités proposées à l’export au tarif particulièrement attractif de 150 m€ l’unité, auraient un impact fiscal nul pour les finances publiques. Moins cher que 0, difficile à faire, non ?

Le Gouvernement belge se donne le temps de la réflexion

Comme on pouvait s’y attendre, le rapport d’évaluation des options de remplacement des F-16 rendu par le ministère belge de la Défense ignore la proposition de partenariat stratégique Française. En effet, le ministre des armées, Steven Vandeput, n’a jamais caché son hostilité à l’offre française, et sa préférence marquée pour le F35 américain.

En revanche, le premier ministre Belge, Charles Michel, et une part importante de la classe politique belge, ont une position beaucoup plus nuancée vis-à-vis de l’offre française. Rappelons que celle-ci propose la livraison de 34 Rafale en 3 ans à l’armée de l’air Belge, dont une partie pourrait-être au standard M et pouvant être embarqués sur le Charles de Gaulle, la sécurisation de 5000 emplois industriels aéronautiques en Belgique (ce qui compense fiscalement l’achat et l’utilisation des appareils français sur 20 ans), l’intégration de la Belgique dans le programme SCAF de chasseur de nouvelle génération, ainsi qu’un partenariat stratégique pour la formation, la défense aérienne et les opérations extérieurs entre les deux pays.

Pour Paris comme pour Dassault, l’offre française est de loin la meilleure offre faisable, et c’est maintenant aux autorités belges de choisir entre une vision européenne ou américaine de la défense. Or, avec les dernières prises de positions américaines, la dépendance stratégique aux Etats-Unis est de moins en moins perçue positivement, même pour la très atlantiste Allemagne. 

Quoiqu’il en soit, le gouvernement Belge s’est donné jusqu’au moins d’octobre, et les élections municipales, pour rendre ses arbitrages. 

Les Robots armés, grande tendance au salon EuroSatory

S’il fallait ne retirer qu’une seule tendance de ce salon EuroSatory 2018, ce serait l’arrivée en force des robots armés, tant sur les stands que dans les plans d’équipements des forces armées.

Loin du débat sur les robots tueurs, les robots présentés étant, pour la plupart, contrôlés par un opérateur, les bénéfices opérationnelles de ces drones armés, qu’ils soient terrestres ou aériens, ouvrent des développements tactiques qu’aucun état-major ne veut, ni ne peut, ignorer.

Une fois encore, et cela devient une habitude ces derniers temps, ce n’est pas l’industrie occidentale qui a la main sur cette technologie, mais bien l’industrie de défense russe, qui a d’ores-et-déjà utilisé ces robots en opérations en Syrie, et peut-être même dans le Donbass. Mais contrairement aux armes hypersoniques, l’industrie occidentale, notamment européenne, a su réagir rapidement, et les propositions et démonstrateurs du salon EuroSatory en sont la preuve.

Parmi ces robots, se distingue le drone IMPACT de MBDA : basé sur le drone terrestre THeMis de Milrem Robotics, ce robot emporte deux missiles antichars de dernière génération MMP, qui vient de démontrer des performances supérieurs aux attentes lors de la campagne d’essais de l’Armée de Terre. Avec une signature thermique très faible, l’IMPACT sera un adversaire redoutable pour les chars et blindés adverses, tout en permettant à l’infanterie de rester hors de portée d’une riposte. 

On ne peut toutefois pas ignorer certaines conséquences de ces systèmes robotisés, qu’ils soient offensifs ou défensifs, qui risque de promouvoir l’idée d’une guerre sans risques et sans pertes. Or, l’histoire montre qu’aucun système d’arme n’à jamais atteint cet objectif, et que les conséquences en furent parfois dramatiques, que ce soit l’arrivée de l’artillerie lourde lors de la 1ere guerre mondiale, des bombardiers lourds lors de la seconde, des chasseurs bombardiers américain au Vietnam etc…

KNDS présente le char de combat E-MBT lors du salon EuroSatory

KNDS, la société franco-allemande issue du rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei Wegman, a créé l’évènement au salon EuroSatory en présentant l’E-MBT (pour European Main Battle Tank), un char hybride résultant du mariage d’un Léopard 2 et d’un Leclerc. Du premier, l’E-MBT garde la cellule, le moteur et le train roulant, alors qu’il emporte la tourelle du Leclerc. Le résultat est loin d’être un simple concept, avec un char disposant d’une tourelle légère à 2 personnes, chargement automatique et des excellents organes du visée du Leclerc, et la robustesse et la puissance de la caisse et du moteur du Léopard 2, permettant au char d’emportant jusqu’à 10 tonnes de charges supplémentaires.

Grâce à ce regain de puissance, l’E-MBT pourra être équipé des derniers systèmes hard-Kill Soft Kill de protection, d’équipements de communication et de détection supplémentaires, de drones de reconnaissance et d’armements complémentaires, comme une tourelle télé-opérée de plus gros calibre et/ou des missiles anti-char et/ou anti-aériens. 

Cette approche n’est pas sans rappeler celle de la Russie dans la modernisation de ses T-72, T-80 et T-90, apportant justement sur la base d’une structure éprouvée et fiabilisée, un regain de puissance, d’équipements et de protection, le tout pour un tarif raisonnable eu égard aux faibles besoins d’investissements.

En outre, alors que les industriels français et allemands étaient peu enclins à ré-ouvrir les lignes de production des Leclerc et Leo2, ils semblent prêts à le faire dans le cadre de ce projet joint. 

L’E-MBT est présenté comme un projet destiné à l’exportation, afin de faire face à la résurgence des besoins de char de combat dans le monde, et de conserver une présence commerciale en attendant l’arrivée du futur char de combat de nouvelle génération franco-allemand, qui devrait entrer en service d’ici une dizaine d’années.

Mais la France comme l’Allemagne sont aujourd’hui sous-dimensionnées en matière de char de bataille, avec seulement 200 Leclerc et 370 Léopard 2. Or, c’est cette capacité à fournir une réponse haute-intensité qui déterminera, en tout cas en grande partie, l’adhésion sincère ou non de tous les pays du glacis oriental de l’Union Européenne, faisant face à la menace russe, et à ses 2500 chars de combat modernisés à l’horizon 2020, 4000 en 2025.

De fait, il ne serait pas absurde, loin s’en faut, d’envisager une commande « domestique » franco-allemande concernant l’E-MBT, destiné à renforcer la composante haute-intensité des forces, et d’apporter une capacité de dissuasion conventionnelle à l’Union Européenne. Eu égard aux besoins en MBT de plusieurs pays de l’OTAN et de l’UE, un modèle à valorisation positive serait très largement réalisable, limitant voir neutralisant les surcouts d’équipement d’un tel programme pour le budget français et allemand.

Enfin, une commande domestique permettrait d’appuyer la valorisation de l’E-MBT en renforçant sa pérennité, et donc son attractivité à l’exportation.

Nouvelle attaque d’un navire Emirati au large du Yemen

Selon plusieurs rapports concordants, une unité militaire émirati aurait été attaquée le 13 juin au large du Yemenpar un missile antinavire lancé par les forces Houti. Les informations sont encore aujourd’hui très parcellaires, et aucune confirmation n’est encore venu de la part des autorités émirati. Toutefois, il semblerait que le navire atteint ait été si gravement endommagé qu’il aurait coulé, et qu’au moins 4 marins émirati auraient trouvé la mort dans cette attaque.

La marine Emirati est une marine de petite dimension, opérant une dizaine de corvettes légères dont 6 Combattante BR71 de CMN. On ignore encore le type de navire touché, mais cela tend à démontrer que les besoins en terme de capacité d’autoprotection des navires militaires croissent sensiblement depuis quelques années. En effet, si l’accès aux missiles antinavires était jusqu’il y a peu réservé aux marines de premier rang, ces armes se sont largement répandus, abaissant le seuil d’engagement de ces systèmes d’armes, et par voie de conséquence, les risques pour les unités navales. Si un aviso A69 pouvait il y a 20 ans assurer des missions militaires en zone de basse et moyenne intensité, ce n’est plus le cas aujourd’hui, et même une frégate légère furtive, qu’elle soit modernisée ou non, serait très exposée dans ces missions. 

De fait, la notion de navire de 1eret 2ndrang mis en place par l’Etat-major de la Marine Nationale, perd de son sens aujourd’hui, les navires ne disposant pas de capacités d’autoprotection suffisantes se retrouvant, quelque soit leur tonnage, limités dans leurs capacités opérationnelles. 

Cet épisode montre également le besoin croissant en matière de CIWS, les systèmes de protection rapprochée, un domaine dans lequel la Marine nationale, et l’industrie française, manque cruellement de savoir faire et d’expérience.

La robotique et l’IA pour solutionner le risque logistique

Durant la seconde guerre du Golfe, et la campagne d’Afghanistan, les forces occidentales firent l’expérience d’un facteur très sous-estimé jusqu’alors : la vulnérabilité de la chaine logistique. Ainsi, prêt de la moitié des pertes US en Irak étaient des militaires affectés aux taches logistiques, souvent issus de la garde nationale. Avec l’extension de la portée des systèmes d’artillerie, des missiles et roquettes Air-Sol et Sol-Sol, et la prolifération des systèmes de détection par drones, cette vulnérabilité s’est encore accrue ces dernières années, surtout dans un environnement haute intensité.

Pour cette raison, les armées britanniques et américaines ont chacune lancé un programme destiné à sécuriser ces convois logistiques, notamment ceux intervenant à proximité des zones d’engagement, en utilisant des systèmes robotisés. L’armée de terre française a également entamé une réflexion sur le sujet, et attend même des démonstrateurs pour 2021, afin de potentiellement lancer un programme au cours de la LPM en cours.

Toutefois, si la robotique permettrait de réduire le risque humain de ces convois logistiques, elle ne renforcera pas leur résilience et leur efficacité. Il s’agira donc, au delà des objectifs initiaux, de pouvoir consolider la chaine logistique dans son efficacité et de réduire sa vulnérabilité. 

Plusieurs pistes sont conjointement à l’étude pour cette problématique, à base de véhicules terrestres robotisés, de drones terrestres ou aériens, ainsi que d’exosquelettes permettant à un fantassin de transporter des charges importantes.

Le missile antichar MMP de MBDA dépasse les espérances

Le nouveau missile anti-char de MBDA qui équipera les forces françaises très prochainement, a parfaitement réussi sa campagne de tirorganisée par l’armée de terre au mois de Mai. Il a même dépassé les performances attendues, en atteignant des cibles distantes de 5000 m, alors que le missile est donné pour une portée de 4000 m. Des missiles antichars qui atteignent voir dépassent les 5000 m n’a rien d’exceptionnel, mais que ce soit un missile aussi léger que le MMP (11 kg), est tout à fait remarquable. Ainsi, le missile Javelin, que le MMP remplacera, dont le poids est également de 11 kg, ne dépasse pas les 2500 m. Le Kornet russe atteint les 5500 m, mais a une masse de 27 kg, 2,5 plus importante que le MMP.

Alliant légèreté, portée, puissance de feu et système de guidage très performant, le MMP pourrait bien connaître le même succès que son aïeul, le missile Milan, qui a dépassé les 350.000 unités.

Ce savoir-faire exceptionnel devrait inciter les autorités françaises (et allemandes) à privilégier la solution MLP de MBDA pour remplacer les HellFire de l’hélicoptère Tigre dans son futur standard.

Le S-400, la star des exportations russe

Plus que tout autre système d’armes, le système de défense anti-aérien russe S-400 focalise l’attention de nombreux experts et clients potentiels. Outre le cas Turc, dont le choix du S-400 repose autant sur un besoin technologique que sur un calcul politique, le système russe a convaincu la Chine et l’Inde, et même l’Arabie Saoudite semble s’y interesser. Il est d’ailleurs remarquable de constater que les deux « grands alliés » de la Russie au Moyen-Orient, à savoir la Syrie et l’Iran, n’ont pas obtenu l’autorisation d’acquérir le système russe, preuve que la Russie utilise ce système dans une stratégie globale de gestion de la conflictualité maitrisée.

Comme le souligne l’article, les performances du système S-400 ont souvent donné lieu à une lecture fantasmée par de nombreux auteurs. Le Système est incontestablement très performant, et il l’est d’autant plus qu’il s’intègre dans la stratégie de défense multicouche russe, reposant sur le S-400 à longue et moyenne distance, le S-300 bientôt remplacé par le S-500 en matière de protection anti-missiles, le BUK pour les cibles en portée intermédiaire, puis les systèmes TOR et Pantsir à courte et très courte portée.

Mais ses performances et son tarif le rendent suffisamment attractif pour que la Turquie, l’Inde et la Chine, sont prêts à défier les possibles sanctions US pour l’acquérir. 

Il faut noter que le S-400, conçu comme un système modulaire inter-opérant diverses sources de détections et plusieurs type de missiles, intègre d’ores et déjà des radars en bande UHF aptes à détecter les avions furtifs comme le F-35 ou le F-22. De quoi remettre en question les certitudes concernant l’avantage supposé de cette technologie dans le futur.

Pour approfondir le sujet, lire le dossier en français du site RedSamovar.com (6 min)

Le Crotale NG de Thales réussit sa campagne de test en Finlande

Le système Crotale de Thomson CSF, devenu plus tard Thales, a été largement employé par les forces françaises depuis les années 80, an assurant la protection des bases de l’Armée de l’Air et celles des frégates T70 de la Marine Nationale. Le système fut également largement exporté, notamment en Arabie Saoudite.

Toutefois, avec l’arrivée des systèmes Mistral, Aster et Mica VL, le Crotale a peu à peu perdu de son attrait pour les états-majors français. Pour autant, Thales continua à améliorer le système, avec le Crotale NG, et le missile VT1. Capable d’intercepter avions, hélicoptères, missiles et même obus d’artillerie, le Crotale NG est un système SHORAD (Défense aérienne courte portée) parfaitement efficace.

C’est dans ce contexte que les forces armées finlandaises ont conduit récemment une campagne de testconcernant la modernisation de leurs systèmes Crotale au standard Crotale NG, intégrant le missile VT1 et la camera thermique CATHERINE XP. Selon eux, les résultats obtenus sont parfaitement satisfaisants, en accord avec les attentes et les besoins.

Plus petit et plus léger que le MICA VL, et reposant sur un système de guidage électro-optique, le système Crotale NG offre une alternative aux besoins croissants de protection rapprochée anti-aérienne des unités mécanisées, mais également des unités navales, le VT1 ayant une caractéristique remarquable : il est quadpack (il est possible de déployer 4 missiles par cellule de lancement verticale courte de 350 cm, alors qu’on ne peut y déployer qu’un seul MICA VL.

Avec une portée de 15 km, un plafond de 9000 m, une vitesse de mach 3,5, et un guidage mixte radar/électro-optique, et ses dimensions réduites, le Crotale NG apporterait une solution sur étagère à de nombreux besoins immédiats pour les forces françaises, et bien évidemment, étrangères, pour peu que la France se décide à s’en équiper.