samedi, novembre 29, 2025
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Le Sénat américain concentre les investissements sur les technologies du futur

A l’occasion de la présentation du budget 2019 pour les forces armées américaines, le sénat a quelque peu réorganisé l’attribution des budgets supplémentaires voulus par l’administration Trump. Ainsi, les sénateurs ont réduit les augmentations d’effectifs ou d’achat d’équipements supplémentaires pour permettre de très importants financements de Recherche et Développement en matière de technologiesqui conditionneront le champ de bataille dans le futur : armes hypersoniques, intelligence artificielle, armes à énergie dirigées, physique quantique, cyber et spatial.

Les sénateurs ont jugé, à juste titre, que la Défense US était en train de perdre son avantage technologique face à des pays comme la Chine ou la Russie, qui ont démontré des capacités dans ces domaines. 

Pour autant, la seule réorientation budgétaire ne sera pas de nature à rétablir l’équilibre. En effet, le budget R&D Défense américain est déjà 12 fois supérieur à celui de la Russie, qui pourtant parvient à prendre l’ascendant en matière d’armes hypersoniques et de Défense anti-aériennes, tout en collant en matière de technologie sous-marine, spatiale et aérienne aux technologies américaines. Plus proche de chez nous, remarquons que la France, avec un budget R&D 15 fois inferieur à celui de la recherche US de Défense, parvient à rester au contact technologique, et parfois à surprendre nos alliés.

Si le financement est indispensable à la recherche de Défense, il ne constitue pas l’alpha et l’oméga de l’efficacité, qui doivent se définir dans l’équilibre entre recherche académique, recherche industrielle et cadre opérationnel du ministère de tutelle et des états-majors. Aux Etats-Unis, cet équilibre semble rompu, avec une surreprésentation des intérêts industriels au détriment des besoins opérationnels et des capacités de la recherche académique.

En France, au contraire, le manque de financement s’avère être le facteur limitant, expliquant le décrochage lent en court. Pourtant, cet investissement est très probablement le plus rentable en matière d’investissement public, 2,5 md€ (études amonts + études industrielles) générant 20 Md€ de chiffre d’affaire de l’industrie Défense chaque année, sont 10 Md€ à l’export, pour 200.000 emplois directs, 150 à 200.000 emplois indirects et induits, générant au moins 12 Md€ de recettes fiscales directes et induites par an. On comprend pourquoi, pendant des décennies, l’innovation de Défense était le moteur de l’activité économique du pays…

Le gouvernement Australien demande une révision de son livre blanc datant de 2016

Les autorités Australiennes avaient entrepris la rédaction d’un nouveau Livre Blanc en 2015 permettant de définir le cadre opérationnel et les besoins de Défense pour la décennie à venir. Publié en 2016, il avait pointé le rapide changement de situation sécuritaire dans le Monde, et dans la zone pacifique, principalement du fait du renforcement chinois, de la nucléarisation de la Corée du Nord, et du retour de la force russe sur ce théâtre.

Visiblement, les prévisions des experts australiens n’étaient pas assez « pessimistes », puisque le gouvernement demande une révision / mise à jour de ce Livre blanc à peine 2 ans après sa publication, du fait des changements de postures et du renforcement des forces chinoises, de l’apparition de nouvelles menaces comme les armes hypersoniques, et d’évolutions dans l’équilibre des forces, notamment concernant l’allié américain.

 En France, le document de référence reste, aujourd’hui, le LBSDN de 2013, qui avait défini le format des armées vers lequel nous convergeons actuellement : FOT de 77.000 hommes, 200 MBT, 225 chasseurs, 1 PA, 6 SNA et 15 Frégates, pour ne citer que quelques chiffres. En effet, la revue stratégique de 2017, si elle a mis à jour le cadre des menaces à traiter, n’avait pas pour mission de définir un nouveau format. Or, ce format, défini suite à l’élection de François Hollande, reposait sur une analyse antérieure à l’intervention russe en Crimée et dans le Donbass, à la prise des Spartleys et des Paracelles par la Chine, à la crise Syrienne et, évidemment, à la montée en puissance des forces militaires dans le monde, Chine et Russie en tête.

La LPM 2019-2025 ne prévoit pas de changement majeur dans le format des armées, se concentrant sur la recapitalisation des forces plutôt que leur extension. Toutefois, il sera indispensable, à l’entame de la prochaine magistrature, de rédiger un nouveau Livre Blanc qui, cette fois, aura pour mission de  redéfinir les formats des armées pour faire face aux menaces apparues, et celles qui apparaitront dans les années à venir.

La Russie réussi un tir à plus de 500 km pour le S-500

Mots clés : Russie S-500 S-300 S-300

Selon les services de renseignement américains, la Russie aurait effectué avec succèsune interception d’une cible aérienne située à prés de 300 milesavec le nouveau système anti-aérien et anti-missiles S-500. Cela constituerait l’interception la plus distante effectuée par un système sol-air.

Selon les autorités russes, le S-500, qui remplacera le S-300, entrera en service à partir de 2020, et permettra une défense effective contre les missiles hypersoniques, les missiles balistiques, les drones et aéronefs, même furtifs. En effet, les dispositifs radar du S-500 intègrent des radars en bande UHF, présentant la particularité de pouvoir détecter les appareils comme le F-22, le F-35 ou le J-20 chinois, grâce à un phénomène de résonnance spécifique. Ces mêmes radars sont actuellement en cours de déploiement dans les unités de S-400 déjà en service.

Rappelons que le S-500 comme le S-400 reposent sur un ensemble de moyens de détection, postes de commandement et batteries de missiles de différents types, permettant de disposer de plusieurs solutions et de choisir la plus adaptée au moment de l’interception. Le S-500 devrait être dédié à la défense stratégique, notamment contre les missiles de croisière hypersoniques, missiles balistiques et artefacts stratosphériques, alors que le S-400 sera en charge des aéronefs, drones et missiles de croisière classiques.

La protection à plus courte distance sera confiée à des batteries mobiles BUK-M2 (100 km), TOR (30 km) et Pantsir-2 (10 km), chacun de ces systèmes pouvant échanger des données avec les autres. Des appareils de détection aérienne avancée comme l-A-50 Mainstay, drones et satellites complètent les outils de détection, en assurant en particulier une détection des appareils évoluant à très basse altitude pour profiter du masque du terrain, et pourront diriger des frappes par liaison de donnée. Enfin, le dispositif est complété par la chasse russe, forte de 700 chasseurs Su-27, Su-30, Su-35 et d’une centaine d’intercepteurs Mig-31, intervenant en synchronisation avec la défense Sol-Air.

La Suède prépare sa population à un conflit possible avec la Russie

Le gouvernement Suédois est très préoccupé par la montée en puissance des forces militaires russes, et par l’attitude agressive de la Russie envers ses voisins. C’est ainsi qu’il a entamé une augmentation sensible des budgets de Défense, un rapprochement avec l’OTAN et remis en place le service militaire pour une partie de sa jeunesse. 

Dans cette logique, les autorités suédoises ont envoyé aux 4,8 millions de foyers un fascicule de 20 pages destiné à donner à la population la conduite à tenir en cas de conflit ou d’invasion. Loin d’être un simple outil de communication, comme on pourrait le penser, ce fascicule apporte de nombreuses indications sur des sujets allant de la préparation individuelle et collective, à la conduite à tenir en cas de raid aérien, comment s’informer ou savoir résister à la propagande.

Les objectifs de la démarche sont multiples. Elle permet de fédérer la population dans l’effort de Défense, face à des mesures peu populaires comme le retour du service militaire. Elle explique le besoin d’augmenter le budget des armées dans un des pays qui avait le plus réduit ses investissements défense depuis la fin de la guerre froide. Enfin, la démarche renforce la dissuasion suédoise, qui ne dispose pas de dissuasion nucléaire comme la France. En effet, tout état-major est conscient qu’un pays en mode insurrectionnel nécessite de très nombreuses ressources militaires et sécuritaires pour assurer son contrôle. En procédant ainsi, la Suède déplace le curseur du rapport bénéfices / contraintes d’une éventuelle invasion.

La Royal Navy pourrait accroitre le nombre de ses frégates Type 31

Le ministre de la Défense britannique a laissé entendre que le nombre de frégates Type 31, la nouvelle classe de frégates de la Royal Navy destinée à remplacer les frégates Type23, pourrait excéder les 5 exemplaires initialement commandées.

Les 5 frégates de la classe Type31 sont destinées à remplacer la réduction de 13 à 8 exemplaires de la commande de frégate Type 26 de 6900 tonnes. Il s’agit d’une frégate destinée à opérer en zone d’intensité faible à moyenne, à l’image des FLF La Fayette de la Marine Nationale. Le ministère laisse entendre que les nouvelles frégates qui pourraient être commandées pour augmenter le format de la Royal Navy disposeraient de capacités ASM renforcées, répondant à la montée en puissance de la menace sous-marine Russe.

Cette annonce intervient alors que le gouvernement britannique a publié un rapport pour le maintien des capacités industrielles britanniques en matière de navires de guerre et sous-marins. Un rapport similaire est en cours de rédaction concernant l’industrie aéronautique. Après des années de rapprochement avec l’industrie de Défense US, souvent au dépend de sa propre industrie, il semble que le Royaume-Unis ai entrepris de renouer avec plus d’indépendance stratégique. L’annonce concernant la possible réduction du nombre de F-35 au profit de Typhoon en est très probablement un des effets.

Plus de détails sur la stratégie de modernisation des équipements russes avec le Tu-22M3 Backfire-C

Le Tu-22M a été un des appareils soviétiques qui inquiétèrent le plus les Etats-majors occidentaux pendant la guerre froide. Equipés du missile Kh-22, le Tu-22M3 pouvait mener des raids à grande vitesse dans tout l’Atlantique Nord, et pouvait ainsi menacer la ligne logistique entre le continent américain et l’Europe en cas de conflit contre le Pacte de Varsovie.

La modernisation du Tu-22M est caractéristique de la stratégie russe actuelle, visant à maintenir un avantage opérationnel en modernisant des équipements issus des stocks de l’armée rouge, tout en investissant dans des technologies ciblées pour renforcer cet avantage numérique.

Avec un budget d’équipement annuel de 1,5 Tr roubles, soit 20 Md€, la Russie ne peut s’opposer aux 80 Md€ d’investissements annuels pour les seules armées européennes. Pourtant, en terme d’inventaire et de capacité militaire, la Russie est supérieure face aux forces européennes. Dans certains domaines, comme pour le combat blindé, l’avantage est du simple au triple en faveur des forces russes. 

Pour parvenir à maintenir cette situation, la Russie a du très largement optimiser ses objectifs d’équipements, en prenant le contre-pied direct de ce qui se faisait en Europe, et aux Etats-Unis. Là ou les forces européennes réduisaient leurs parcs de chars de combat ou d’artillerie automotrice, la Russie a entrepris de moderniser ses T-72, T-80 et T-90 de sorte à compenser très nettement l’avantage technologique des Léopard 2 et Leclerc Européens, par un rapport de force de 1 à 5. 

Les évolutions de la gamme Su-27 aura permis de se tenir au contact de la génération Rafale, Typhoon et Super Hornet, mais les performances anti-aériennes des systèmes S-300 et S-400 sont, elles, un vrais challenge pour les forces aériennes occidentales, même si elles opèrent le F-35 ou le F-22, ces systèmes ayant reçu des radars UHF.

Du point de vu naval, les destroyers Udaloy, de même que croiseurs Slava et Kirov, continueront de représenter une menace tout à fait crédible pour les navires et aéronefs de l’OTAN, une fois modernisés. Mais c’est avant tout la flotte sous-marine russe, équipés d’Akula, d’Oscar et de Kilo, tous issus de l’ère soviétique et modernisés,  qui continue de menacer effectivement les marines de l’OTAN.

L’industrie russe a également développé de nouveaux équipements, comme le Su-57, le T-14 Armata ou les sous-marins Iassen. Toutefois, aucun de ces systèmes n’est pour l’heure produit en quantité, et les plans de production effectifs les concernant ne cessent d’être revus à la baisse, du fait de leurs couts.

De fait, à terme, et face aux ressources effectivement limitées de l’économie Russe, en premier lieu desquels la population qui n’est « que » de 145 millions de personnes, la puissance militaire sera appelée à diminuer dans le temps. On comprend dés lors les raisons qui ont poussé les autorités russes à développer de nouveaux armements stratégiques comme le missile Kinjal, le planeur hypersonique Avangard ou la torpille autonome Stratus-6 Poseidon. 

C’est, en effet, le seul moyen pour la Russie de conserver un rôle de premier rang sur l’échiquier géopolitique mondial dans les années à venir.

Le site RedSamovar a consacré un dossier au bombardier à long rayon d’action russe Tupolev Tu-22M Backfire et à ses différentes versions. Il donne également des précisions sur les travaux de modernisation qui seront effectués sur 30 des Tu-22M3 de l’armée de l’air russe, permettant aux appareils de maintenir un niveau de performance opérationnelle jusqu’en 2035 et l’arrivée du bombardier PAK DA.

L’armée ukrainienne pourra prochainement utiliser les Javelin américains dans le Donbass

Les autorités ukrainiennes ont confirmé avoir testé le missile anti-char FGM-148 Javelin fourni par les Etats-Unis, laissant entendre qu’il serait prochainement déployé en zone de front, dans le Donbass. Cette annonce intervient alors que les combats entre l’armée régulière ukrainienne et les indépendantistes pro-russes semblent s’intensifier depuis plusieurs jours, avec la reprise des duels d’artillerie, ayant déjà fait plusieurs morts cotés ukrainiens.

Efficace contre les cibles fixes et mobiles, et capable de percer n’importe quel chars en service aujourd’hui, le Javelin renforcera significativement les capacités des unités Ukrainiennes à faire face aux assauts blindés pro-russes, alors que l’armée ukrainienne est parvenue à se réorganiser et à monter en compétence depuis le début du conflit, notamment avec l’aide de conseillés américains et européens. Elle bénéficie également de nouveaux équipements fournis par l’industrie locale qui, il faut le rappeler, est performante. De sorte qu’aujourd’hui, les deux camps disposent de compétences et d’équipements sensiblement équivalents, si non comparables.

Pour autant, il est peu probable que l’Ukraine cherche a récupérer le Donbass par une action militaire, et ce afin de ne pas provoquer une intervention massive russe, comme ce fut le cas en Ossétie du Sud en 2008. Quand à la Russie, le statu quo dans le Donbass lui permet de focaliser l’attention des Ukrainiens et de son armée, libérant la Crimée de pressions militaires. 

La solution dans le Donbass ne passera donc probablement pas par les armes…

Le Menhir renforcera les performances du CAESAR

Le CAESAR de Nexter est déjà reconnu comme un des meilleurs systèmes d’artillerie automotrice du moment, si ce n’est le meilleur en occident, grâce à sa très grande mobilité, sa précision inférieure à 30 m, sa portée de 40 km, la rapidité de sa mise en batterie et de son tir. 

Avec le Menhir, le Caesar renforcera encore son avantage opérationnel. La nouvelle munition de Nexter est un obus à portée additionnelle et à guidage GPS, permettant d’atteindre des cibles à 60 km avec un écart circulaire probable de moins de 2 mètres. 

Le couple Caesar / Menhir sera particulièrement redoutable pour les tirs de contre-batterie grâce à l’allonge additionnelle et la vitesse de tir, alors que la précision de la munition la rendra redoutable contre les véhicules mêmes moyennement blindés, les abris durcis, ou les frappes en zone sensible pour éviter les dégâts collatéraux.

Bae et Leonardo ont eux aussi développés des munitions à portée additionnelle, comme le Volcano de Léonardo qui porte à prés de 80 km pour la version de 155mm. Mais son tarif unitaire très élevé semble dissuasif, même pour l’US Navy qui devait en équiper les canons de 127 mm de ses destroyers.De fait, au delà de la performance industrielle, le succès du Menhir sera avant tout déterminé par son prix. Si la munition est accessible, nul doute qu’elle sera promise à un succès commercial et opérationnel.

Taïwan va déployer des radars passifs pour contrer les J-20 chinois

Alors que les tensions entre Pekin et Taïpeï ne cessent de croitre, et que l’APL augmentent ses manœuvres à proximité de l’ile autonome, les autorités taïwanaises ont annoncé qu’elles déploieront prochaine un système de radars passifspour renforcer ses capacités de détection, notamment contre le chasseur furtif J-20.

En effet, les systèmes de radar passif, qui utilisent le rayonnement électromagnétique d’origine humaine comme le réseau de téléphone mobile, les émissions TV et radios, ne sont pas sensibles aux technologies furtives utilisées sur les avions de 5eme génération comme le J-20, ou le F-35. Cette capacité de détection, associée aux performances renforcées de ses F-16 modernisés au standard block-72 Viper et disposant, entre autre, d’un radar AESA, permettront aux défenses Taiwanaises de pouvoir réagir et contrer les intrusions chinoises.

En revanche, a elle seule, cette technologie ne constituera pas un rempart contre une tentative d’invasion chinoise de l’ile, qui sera très certainement précédée d’une attaque massive par missiles de croisière et balistiques, visant à éliminer les infrastructures de Défense adverses. C’est pour cela que les autorités taiwanaises continuent d’insister pour obtenir l’agrément de Washington pour acquérir des F-35B, la version à décollage court et vertical du F-35 en service dans le Corps des Marines ou la Royal Navy. Ces appareils seraient en effet susceptibles de s’affranchir des infrastructures tels les pistes d’atterrissage indispensables au F-16 et mirage 2000-5 qui équipent l’armée de l’air de l’Ile. 

Le F-35C de l’US Navy n’aurait pas un rayon d’action suffisant pour exploiter sa furtivité

Le « House armed Services committee » a émis des réserves appuyées concernant la capacité de l’US Navy à effectuer les missions requises dans un futur proche, du fait du manque d’autonomie de F-35C.

En effet, l’avion de Lockheed, pour conserver le bénéfice de sa furtivité, ne peut emporter de réservoirs supplémentaires et doit se contenter de ses armements en soute. Or, dans cette configuration, le rayon d’action de l’appareil est très inférieur aux 1200 miles avancés par le constructeur.

L’absence de ravitailleurs furtifs obligerait donc le groupe aéronaval à s’exposer aux attaques adverses, un missile comme le DF-21 chinois, spécialement conçu pour attaquer les porte-avions US, portant à 900 nautiques.

L’US Navy a toujours été réservée quand au F-35C, un avion qui lui a été imposé plus qu’elle ne l’a choisit. En premier lieu, la configuration monomoteur avait été abandonnée par l’US Navy depuis le A-7 Corsair II, un appareil certes performant, mais qui avait un taux d’accident beaucoup plus élevé que ses contemporains, les F-14, le A6 ou le S-3 Vikings. En outre, le F-35C n’est proposé qu’en version monopilote, alors que l’US Navy avait développé depuis le F-4, une tradition de vol en équipage, notamment pour ses appareils destinés au combat aérien. Enfin, l’US Navy a toujours jugé que l’appareil de Lockheed avait un rayon d’action opérationnel trop limité. C’est la raison pour laquelle l’Etat-major de la Marine Américaine s’est battue bec et ongles pour maintenir les lignes de fabrication de A/F-18 E/F Super Hornet, et l’a régulièrement amélioré.

C’est également pour ces raisons que l’US Navy publie de manière très récurrente des études visant à développer un nouvel appareil destiné à prendre le relais du F-18 respectant les contraintes du combat aéro-maritime.

A noter que le F-35C est le seul avion de combat de l’US Navy à n’avoir pas été spécifiquement conçu pour cet usage. En revanche, a plusieurs reprises, les appareils de l’US Navy furent employés par des armées de l’Air, dont l’US Air Force, car supérieurs à leurs homologues basés à terre. Ce fut le cas du F-4 Phantom, du A-7 Corsair II, du F-18 Hornet mais également du A-4 Skyhawk ou du F-14 Tomcat.