samedi, novembre 29, 2025
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L’Indonésie va fabriquer son propre char moyen avec l’aide de la Turquie

Le char moyen Black Tiger de 32 tonnes, conçu par l’indonésien PT Pindad, avec le soutien du Turc FNSS, va prochainement passer en phase de production. Une commande de 100 unités aurait été passée par les forces armées indonésiennes. Plusieurs pays de la zone indopacifique auraient quand à eux fait valoir leur intérêt pour ce blindé.

Les performances globales de ce char ne sont pas sans rappeler un Leopard 1 modernisé à l’extrême, avec une vitesse maximum de 70 km, un canon de 105 mm, et, selon PT Pindad, un ensemble d’équipements de protection active et passive, et de gestion de l’engagement. 

Pour rappel, un char comme le Leclerc français pèse aujourd’hui plus de 50 tonnes, les Léopard 2 et Abrams atteignant les 60 tonnes, contre 45 tonnes pour le T72B3M. Avec ses 32 tonnes, le Tigre indonésien sera plus lourd de 7 tonnes de l’EBRC Jaguar français (25 t), qui remplacera les AM10RC de 15 tonnes.

Les dépenses militaires mondiales ont atteint 1.739 Md$ en 2017, en hausse de 1,1%

Dans son rapport annuel publié le 1erMay, le Stockholm International Peace Research Institute a publié le montant des dépenses militaires mondiales en 2017, soit 1,739 Md$, en hausse de 1,1% vis-à-vis de 2016. L’étude montre ainsi que 52% des dépenses mondiales sont le fait des 29 membres de l’OTAN, que les investissements russes ont, eux, baissé de 20%, ou que le budget militaire chinois ne représente qu’à peine plus de 20% du budget US.

Il est toutefois indispensable de faire preuve de précautions avec ces données, et de ne pas en tirer des conclusions globales sans les mettre en perspective. Ainsi, l’évaluation du budget chinois est basée sur les chiffres officiels transmis par les autorités chinoises, et de nombreux spécialistes estiment que ces chiffres sont très sous-évalués. Concernant la Russie, il eu été intéressant d’évaluer la variation du budget en rouble, et non en dollar, car le rouble a subit de très importantes variations vis-à-vis du dollar et de l’euro sur la periode. Et n’oublions pas que les investissements de Défense russes sont très peu exposés aux importations, et sont donc faiblement impactés par la baisse du rouble, en dehors du rattrapage de l’inflation, qui n’intervient qu’à posteriori.

D’autre part, les investissements rapportés à une monnaie de référence comme l’Euro, n’ont pas le même potentiel opérationnel, comme montré dans cet article

Bien souvent, les chiffres de la SIPRI sont présentés pour « démontrer » que la Chine ou la Russie ne représentent aucune menace face à une OTAN surarmée. Dans les faits, ils ne démontrent rien, ni dans un sens, ni dans l’autre, tout juste montrent ils que la croissance des dépenses de défense mondiales rejoint le rythme de croissance mondiale, après avoir stagné pendant de nombreuses années.

L’Inde se retire du projet FGFA concernant une variante indienne du Su-57

Après 10 ans d’une relation tendue et pleines de rebondissements, l’Inde a finalement suspendu sa participation au projet FGFA, la version indienne du chasseur Su-57 actuellement développé par la Russie. Cette annonce n’est qu’une demi-surprise, tant les points d’achoppements n’ont cessé de parsemer ce projet depuis son lancement. Il marque également l’éloignement de plus en plus marqué entre l’Inde et son allié traditionnel, la Russie, sur fond de rapprochement entre Moscou et Pékin. En outre, l’IAF, l’Indian Air Force, qui rencontre de nombreux problèmes de fiabilité avec ses 250 chasseurs polyvalents Su-30 MKI, n’a cessé de tenter de faire annuler ce contrat, qui aura déjà couté plus de 3 Md$ à l’Inde, pour investir dans des appareils « comme le Rafale », selon les mots même du Chef d’Etat-Major de l’IAF.

Si le Rafale français est effectivement soutenu par l’IAF, et dispose d’atouts notables sur le marché indien, l’offensive diplomatique, commerciale et de communication menée actuellement par les Etats-Unis et les industries de Défense US en Inde, érode chaque jour d’avantage cette avance. L’absence de signature de contrat de Défense, et notamment d’une commande supplémentaire de Rafale attendue autant par Dassault que par l’IAF, est un signe de cet effort, qui instrumentalise l’opposition indienne, tout en tentant de séduire l’opinion publique, afin de mettre le gouvernement Moodi sur la défensive sur ce dossier.

Le brouillage russe est très efficace en Syrie

Selon le général Thomas, commandant les forces spéciales US, le brouillage électronique en Syrie est si puissant et effectif qu’il parvient à empêcher des appareils majeurs de le coalition, et des forces US, de fonctionner. Ainsi, Les AC-130, les fameux Spectres équipés en sabords de mitrailleuses lourdes et de canons pour appuyer les troupes au sol, ainsi que divers drones. La Russie est évidemment soupçonnée, dans la mesure ou elle a largement investi dans ce domaine depuis 2008. 

Comme souvent, la Russie a investi non pas pour faire mieux que les Etats-Unis ou les occidentaux, mais pour rendre les équipements inopérants : sans GPS et sans liaisons de données, une grande partie de l’avantage technologique occidental n’est plus d’aucune utilité, et les équipements équipant les forces russes reprennent l’avantage, car conçu pour évoluer dans des environnement plus « rustiques ». Cette approche, caractéristique de la doctrine russe depuis 15 ans, et copiée par la doctrine chinoise, aura permis aux forces russes de revenir sur le devant de la scène mondiale, en dépit d’investissements de défense 10 fois inferieurs à ceux des Etats-Unis, et 4 fois inferieurs à ceux des européens réunis. 

Quelle est l’influence de la furtivité sur les performances d’un avion de combat ?

Alors que Lockheed et l’US Air Force font le forcing pour promouvoir le F-35 en Allemagne lors du Berlin Air Show, le directeur marketing d’Eurofighter, Raffael Klashke, a répondu aux journalistes qui l’interrogeaient au sujet du manque de furtivité du Typhoon, donné favoris dans la course au remplacement des Tornado Allemands. Selon lui, « la Furtivité ne représente que 10% des performances d’un appareil, et le Typhoon est supérieur dans les 90% restants ».

De fait, si la furtivité est efficace contre les radars « classiques », plusieurs technologies sont en cours de déploiement pour contrer cet avantage. L’occasion de faire un point sur ces différentes technologies, leurs forces et faiblesses, et leurs calendriers de déploiement probable.

Aujourd’hui, nous pouvons identifier 4 technologies de détection d’aéronefs capables de contrer la furtivité utilisée sur les appareils comme le F22, F35, J20, J31 ou Su57. Il s’agit de :

  1. Les radars a basse fréquence : 

C’est la solution la plus simple, et la plus rapide à mettre en œuvre. Les radars qui fonctionnent en bande VHF et UHF, avec une longueur d’onde entre 10 et 80 cm (soit une fréquence, entre 300 Mhz et 1 Ghz), bénéficient d’un phénomène de résonnance très sensibles sur certaines parties des appareils furtifs, comme les dérives et ailerons. La précision de ces radars est sensiblement inferieure aux radars hautes fréquence, ce qui a longtemps mené à les considérer comme inadaptés à la détection et la conduite de tir. Toutefois, aujourd’hui, avec les radars AESA, les variations de fréquence dans un même rayonnement, associées aux capacités de traitement informatiques, permettent de palier ce problème. C’est en tout cas l’argument mis en avant par le nouveau Grumman E2-D Hawkeye, ou son homologue chinois, le KJ600, tous deux disposant d’un radar AESA en bande UHF. Grâce aux liaisons de données modernes, ces appareils peuvent non seulement détecter les appareils et missiles furtifs, mais diriger les tirs de missiles surface-air ou air-air contre ces vecteurs. La Russie et la Chine ont également entamé le déploiement de radar basse fréquence dans leurs chaines de détection terrestre, notamment pour le S-400 russe.

  • Les radars à détection passive

Ces radars utilisent les rayonnements électromagnétiques liés aux activités humaines, comme le réseau GSM ou la TNT, pour détecter les aéronefs et missiles, dont les avions furtifs, qui n’ont pas été conçus pour ce type de fréquence. Cette solution est très efficace, dans la mesure ou le radar n’émet aucun rayonnement, et qu’il est donc parfaitement invisible aux détecteurs d’alerte radar des avions de combat, qui ignorent avoir été détectés. Toutefois, elle nécessite la présence d’activités humaines relativement denses, ce qui interdit son utilisation en zone faiblement peuplée, ou sur les océans. 

De nombreux pays ont des projets de recherche sur le sujet. La Chine a déjà mis sur le marché un radar passif reposant sur cette technologie, et il semble qu’elle ait déployé un satellite détection utilisant également les rayonnements d’origine humaine pour détecter les aéronefs et missiles.

  • Les radars quantiques

Les radars quantiques sont encore expérimentaux, et le Canada a annoncé investir 2,7 Md$ pour développer cette technologie. Cette technologie encore très expérimentale repose sur l’observation d’un photon micro-onde lié par intrication quantique à un second photon propulsé vers la zone de détection. Si ce photon nomade rencontre un obstacle, sa trajectoire et son état seront altérés, entrainant les mêmes changements sur son photon « témoin », permettant de détecter précisément, par bombardement, les informations sur une cible. Très prometteuse, cette technologie ne sera pas en fonction avant la fin de la décennie prochaine, mais elle portera un coup décisif aux technologies furtives actuellement connues.

  • la détection électro-optique

Les radars actuels, qu’ils soient haute ou basse fréquence, ont tous la même faiblesse : il est possible de détecter son émission à une distance très supérieure à sa portée de détection. C’est la raison pour laquelle, très souvent, les navires de guerre et les avions de chasse n’utilisent pas leurs radars de manière active, et se contentent de détecter les rayonnements d’un adversaire potentiel pour déterminer sa position. Dans ce contexte, l’identification d’une cible repose bien souvent sur une confirmation visuelle. C’est là que les dispositifs comme l’OSF (Optronique Secteur Frontal) du Rafale apporte un atout important, car ils sont capables d’identifier un avion ou un navire à plusieurs dizaines de kilomètres, avec de puissantes caméras électro-optiques multi-spectres. Cette technologie a toutefois ses propres limites, nécessitant par exemple une faible nébulosité pour être efficace. Mais un appareil de combat ne disposant pas d’un système électro-optique performant, comme par exemple le F35, sera indubitablement désavantagé à moyenne portée face à un adversaire qui en serait équipé, comme le Su-35.

On ne voit, la furtivité est loin d’être une cape d’invisibilité rendant un appareil invulnérable. Au contraire, cette technologie est appelée à perdre rapidement de son intérêt opérationnel. C’est donc un argument très relatif quand il s’agit de choisir un appareil sensé opérer plusieurs décennies dans une force aérienne.

Va-t-on assister à une une alliance militaire sino-russe ?

Après la visite du ministre de la Défense chinois nouvellement nommé en Russie, c’est au tour du vice-président de la commission des forces armées chinois, le général d’armée aérienne Xi Qiliang, de rencontrer le ministre de la Défense russe, le général Sergei Shoigou. L’objectif de cette rencontre est, selon les déclarations officielles, de resserrer les liens et la coopération militaire, diplomatique et sécuritaire entre les deux pays.

Beaucoup d’analystes estiment que le rapprochement sino-russe est une conséquence de l’intensification des tensions entre les deux pays et l’occident, plus particulièrement avec les Etats-Unis. Si le proverbe dit que l’ennemi de mon ennemi est mon ami, cette seule explication semble limitée quand il s’agit de comprendre les liens qui se construisent entre les deux régimes, plus qu’entre les deux pays.

Car en effet, si les régimes de Vladimir Poutine et de Xi Jinping ne cessent de montrer des signes de convergences, ces derniers ne se reflètent pas beaucoup dans les pays eux-mêmes, leurs économies, et leurs sociologies. Ainsi, malgré cette amitié largement médiatisée, les premiers investisseurs étrangers en Russie restent les entreprises européennes, et la Chine s’attache à conserver son statut d’atelier de l’occident. Les interactions entre les deux pays se limitent donc essentiellement à l’échelle gouvernementale : relations militaires, coopérations sur la scène internationale et marché de l’énergie. 

En revanche, les deux régimes ont beaucoup en commun, en premier lieu la volonté farouche de rester au pouvoir, avec la peur viscérale des influences occidentales ayant menées, selon eux, aux révolutions de couleurs ou aux printemps arabes. Or, comme tous les régimes autoritaires, les autorités russes et chinoises évoluent sur un fil d’autant plus tendu que les populations ne sont plus cantonnées derrières un rideau de fer infranchissable. Pour conserver le contrôle, ils doivent donc proposer des contrats sociaux basés sur la promesse de l’enrichissement personnel, comme ce fut le cas de Putin 2, et de l’époque Deng Xao Ping, ou instrumentaliser le volet sécuritaire lorsque l’économie ralentie, comme ce fut le cas ces dernières années en Russie, et même en Chine. Or, pour justifier ce volet sécuritaire, encore faut-il des menaces crédibles et perceptibles par la population … 

Et c’est bien dans cet aspect que les deux régimes trouvent leur communion, grâce à un support réciproque dans la narrative internationale, permettant de présenter une lecture contrôlée des évènements, et donc d’influencer la perception de la menace par les populations.

En outre, Chine et Russie sont conscientes qu’individuellement, elles ne peuvent pas défier militairement les Etats-Unis. En revanche, conjointement, elles peuvent prendre un avantage certain, notamment en fissurant le réseau d’alliances américains, exploitant à merveille les tendances hégémoniques de Washington.

Toutefois, ces facteurs ne permettent pas de créer une alliance durable, au sens qu’elle ne se définie que grâce à un adversaire commun, et non par l’augmentation des liens entre les peuples, comme ce fut le cas des européens et des américains après la deuxième guerre mondiale. 

Il est intéressant de constater que, dans ces conditions, si l’Europe parvenait à développer une capacité de défense autonome rendant la présence américaine inutile, un pan entier de cette narrative russe se trouverait réduite à néant …

La Russie pourrait livrer des S-300 à la Syrie, et Israël pourrait les détruire

L’information avait déjà filtré le lendemain même des frappes multinationales contre les infrastructures chimiques syriennes : La Russie envisagerait de reprendre la livraison des 6 systèmes S-300 commandés par la Syrie en 2010, et suspendue en 2013 par Moscou. On peut se demander pourquoi puisque, selon le site sputniknews, les Buk, Osa, S-200 et Pantsir déjà en service dans les forces syriennes sont parvenus à abattre 42 missiles occidentaux (ou 71, cela dépend quelle ligne vous lisez).

Au delà de l’ironie, le déploiement de système S-300 en Syrie serait de nature à accroitre la tension dans la zone, plus particulièrement avec Israël, qui a déjà annoncé qu’en cas de livraison, elle détruirait ces batteries de missiles. Non pas qu’Israel craigne particulièrement les forces du régime de Bashar Al Assad, mais que ces batteries seraient en mesure d’empêcher des réponses rapides contre les forces du Hezbollah et les gardiens de la révolution iraniens qui évoluent dans le sud de la Syrie, a proximité du Liban et du plateau du Golan. En outre, la portée du S-300 permettrait aux forces syriennes (et donc iraniennes) de détecter et potentiellement engager les appareils israéliens au dessus de ce même plateau du Golan, ce qui est, évidemment, inacceptable pour l’Etat Hébreux.

L’Australie étudie elle-aussi les solutions d’engagement coopératif

La Marine Royale Australienne a mené une campagne de tests concernant ses capacités d’engagement coopératif, permettant à plusieurs navires et aéronefs de combiner leurs informations et capacités en matière de défense anti-aérienne. C’est ainsi que le HMAS Hobart, le nouveau destroyer Aegis australien, a collaboré avec le NUSHIP Brisbane, son sistership, afin de tester leurs capacités à échanger des informations tactiques et d’engagement. Cette technologie permet également d’intégrer des informations en provenance d’aéronefs ou de drones, autorisant un navire (ou un aéronef) de faire feu sans devoir activer ses propres moyens de détection, et donc révéler sa position et risquer un tir de riposte. Pour l’heure, seule l’US Navy dispose officiellement de cette capacité, mais de nombreuses marines, donc la marine chinoise, japonaise, russe, coréenne et française, ont lancé des programmes plus ou moins avancés pour se doter de cette capacité.

Les forces navales australiennes ont engagé un vaste programme de modernisation de leurs équipements, incluant de nouveaux destroyers, sous-marins (les shortfin barracuda de naval Group), et de nouvelles frégates, dont la compétition oppose la FREMM italienne, la F-100 de Navantia, et la type-26 britannique. Elles doivent faire face à la montée en puissance rapide de la Marine Chinoise, qui réceptionne chaque année entre 150.000 et 200.000 tonnes de bâtiments militaires neufs et modernes .

La Russie propose le sous-marin AIP Amur-1650 à l’Inde pour faire face au Scorpène

Les relations russo-indiennes envoient de nombreux signaux contradictoires. Ainsi, alors que l’IAF était parvenue à annuler le projet FGFA visant à acquérir une version indienne du Su-57, la Marine indienne signait, la même semaine, une nouvelle commande pour 4 nouvelles frégates légères de la classe Grigorovitch. 

Voulant profiter de cette dynamique, la Russie a officiellement proposé à l’Inde son nouveaux sous-marin Amur-1650, version export de la classe Lada, pour l’appel d’offre à venir portant sur 6 sous-marins AIP, à cela prêt que la Russie n’est pas parvenue, comme elle le souhaitait, à développer la technologie AIP pour ses propres sous-marins. Pour rappel, AIP signifie Air Indépendant Propulsion, un système basé sur des piles à combustible et des batteries permettant à des sous-marins à propulsion non-nucléaire de rester en plongée pendant plusieurs semaines.

Naval Group participera également à cet appel d’offre avec le Scorpène, dont 6 exemplaires ont été commandés par la Marine indienne en 2008, et dont la première unité, le Kivari, est entré en service l’année dernière. En outre, Naval Group a proposé à l’Inde la construction de 3 Scorpène supplémentaires, à l’issus des 6 sous-marins initiaux, afin de renforcer la flotte sous-marine indienne, tout en maintenant la capacité industrielle en attendant la conclusion de l’appel d’offre pour les 6 unités supplémentaires.

La Finlande lance officiellement son appel d’offre pour le remplacement de ses F-18 à partir de 2025

Le ministre de la Défense Finlandais a annoncé le lancement officiel de l’appel d’offre pour le remplacement de ses F-18acquis dans les années 80. Le projet prévoit un budget de 7 à 10 Md$ pour la fournir de 60 appareils. Les 5 appareils traditionnellement en lice dans ce type de compétition sont appelés à concourir : Le Gripen du voisin Saab, Le Typhoon européen, le F-18 E/F Super Hornet de Boeing, le Rafale français et, évidemment, le F-35 de Lockheed. Le Budget d’achat est, et c’est assez rare, suffisant pour financer 60 F-35A sans devoir réduire le nombre d’appareil, comme ce fut le cas au Danemark et aux Pays-Bas.

Il faut noter qu’il y a quelques mois, le gouvernement Finlandais avait interdit aux représentants des constructeurs aéronautiques de prendre contact avec les membres de la commission en charge de ce dossier, et a part extension interdit toute forme de lobbying.

Quoiqu’il en soit, il serait très surprenant qu’un appareil européen puisse s’imposer sur ce dossier. En effet, la Finlande subit une importante pression de la part des russes, et cherche depuis à s’attirer les bonnes grâces de Washington, notamment à grands couts de contrats d’armements. La mention qui oblige les appareils concurrents à être « massivement employés » par des forces aériennes occidentales en 2050 semble, à ce titre, être taillée pour le F-35.

Toutefois, et j’y reviendrais prochainement, le paradigme qui prévaut aujourd’hui selon lequel les avions de combat doivent durer 50 ans, pourrait être amené à être prochainement réévalué eu égard aux évolutions technologiques accélérées liées à l’accroissement des tensions mondiales.