Les négociations entre Paris et Le Caire autour de sous‑marins dérivés des Barracuda ont progressivement glissé d’un simple achat vers un débat sur la fabrication locale et la faculté de revendre des versions produites en Égypte. Initiées en 2022, elles portent sur quatre unités conventionnelles, pour un montant évoqué entre 4,5 et 6,0 milliards d’euros, avec une première mise en service envisagée entre 2032 et 2035.
Cette inflexion place la France devant une équation délicate où s’entrecroisent transferts de savoir‑faire, contrôle des configurations et protection des technologies sensibles. Dans le même temps, la capacité française demeure contrainte par des programmes nationaux et des exportations en cours, ce qui explique l’absence de signature à ce stade et éclaire l’enjeu industriel qui se dessine.
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En Egypte, le programme Barracuda inclut production locale et réexportation
Le Caire a choisi d’ancrer la discussion sur des fondations industrielles ambitieuses, en demandant des droits de production élargis et de réexportation plutôt qu’une simple livraison clés en main. Cette orientation implique, au‑delà de l’assemblage final, une montée en puissance locale et une gouvernance du soutien sur la durée, ce qui a, jusqu’ici, repoussé la signature. La négociation ne porte donc plus seulement sur la fourniture de quatre navires, mais sur une architecture de responsabilité partagée et d’indépendance graduelle du tissu industriel égyptien, avec des conséquences directes sur la maîtrise technologique, la conformité export et la traçabilité des versions livrées.
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