Le laser à haute énergie du système aéroporté SHIELD bientôt prêt pour les essais

Depuis le milieu des années 60, les défenses anti-aériennes de plus en plus modernes ne cessèrent de faire peser une menace croissante sur les forces aériennes, et sur les armées qui, comme les forces occidentales, basent l’essentiel de leur puissance de feu sur cette composante. La guerre du Vietnam, puis celle du Kippour, firent prendre conscience aux états-majors de cette menace, entrainant la conception de nouveaux appareils conçus pour défier ces systèmes, soit en se basant sur la furtivité comme le F-117A Nighthawk, soit sur la pénétration à basse altitude et à haute vitesse comme le Tornado, le Su-24 le F-111. La guerre du Golfe marqua la prédominance de la puissance et de la doctrine aérienne américaine et occidentale, alors que la fin de la guerre de la Guerre Froide ainsi que l’effondrement du bloc soviétique portèrent un coup d’arrêt à la perception de la menace, entrainant un ralentissement sensible des investissements et des recherches dans ce domaine pendant prés de 20 ans, d’autant que les Etats-Unis, ainsi que nombre de ses partenaires, prirent fait et cause pour la solution furtive et le F-35 afin de répondre à cet enjeu, le cas échéant.

Pour autant, les menaces, elles, ne cessèrent d’évoluer, avec l’arrivée de nouveaux systèmes anti-aériens de plus en plus performants, comme le S-300 puis le S-400 russe, mais également le HQ-9 chinois, ainsi qu’en matière de missiles air-air à très longue portée, comme le PL-15 chinois, le Meteor européen et le R37M russe, faisant peser des menaces non seulement contre l’aviation de chasse tactique ou les bombardiers stratégiques, mais également contre les appareils de soutien, comme les avions ravitailleurs, les appareils de veille aérienne avancée, ou les systèmes d’écoute électronique aéroportée. Avec l’entrée en service de nouveaux missiles à très longue portée et d’avions porteurs eux-mêmes furtifs comme le J-20 chinois ou le Su-57 russe, c’est donc l’ensemble du dispositif de puissance aérienne occidentale qui se trouve menacé, et avec lui, la puissance de feu des forces dans leur ensemble qui se retrouverait significativement amoindrie. Dans ce domaine, la guerre en Ukraine a également montré qu’en dépit de systèmes d’auto-protection évolués, et d’une couverture de brouillage et de suppression des défenses anti-aériennes, les forces aériennes russes ne sont toujours pas parvenues, après 4 mois de guerre, à prendre la suprématie aérienne au dessus du pays, perdant de fait une grande partie de l’avantage que pouvait lui procurer son aviation tactique 16 fois plus importante que celle de son adversaire.

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Le missile air-air russe R37M peut atteindre des cibles peu manoeuvrante jusqu’à 400 km

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